Adrien : Le retour après 4 ans de voyage autour du monde

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Publié par Froggy | Classé dans Article-vidéo, Autres..., Reflexion sur le voyage | Publié le 11-09-2015

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Adrien
Depuis novembre 2014, le voyage est désormais terminé. Pour beaucoup, mon retour serait difficile. Comment retrouver une vie normale après plus de 4 ans d’aventure ?

Au cours de mon tour du monde, j’ai du apprendre à m’adapter aux différentes situations. Le retour en France fût donc une étape de plus dans le long voyage qu’est la vie.

Etant donné que je savais que je ne pourrais pas être heureux en décidant de reprendre une vie de Monsieur Tout le Monde, j’ai passé les premiers mois à continuer à voyager en France (toujours en autostop) afin de partager mon expèrience autour du monde et ma vision d’un monde meilleur, à la fois pour le bonheur humain, et aussi pour la planète.

Après une vingtaine de conférences et des centaines de rencontres, j’ai eu la chance de découvrir un lieu représentant mes idéaux. Depuis avril 2015, je participe donc à la construction d’un petit paradis en Bourgogne où j’ai pris le plaisir d’accueillir des wwoofeurs du monde entier.
Ainsi sans voyager, grâce au wwoofing, je continue de rencontrer des Mexicains, Chiliens, Allemands, Belges, Anglais, Espagnols, Chinois, Australiens…

wwoofing dans un jardin permaculture en Bourgogne

Je vous laisse regarder la vidéo du jardin ou le site internet http://www.jardins-par-nature.com/

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Conférence dans toute la France en 2015

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Publié par Froggy | Classé dans Invitation au voyage, Reflexion sur le voyage | Publié le 12-04-2015

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Conférence d'un tour du monde en autostop avec un accordéon

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Retour en Europe

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Publié par Froggy | Classé dans Europe | Publié le 31-12-2014

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31 octobre 2014 – Fin du tour du monde, 4 ans et demi après le départ.

Un voyage qui devait durer 2 ans maximum.

Physiquement, le voyage est terminé. Il me reste désormais à conclure l’écriture du blog, une aventure en parallèle qui nous a permis de faire de nombreuses rencontres .

Afin de conclure, je vous parlerai de mes 2 mois de voyages en Andalousie, Portugal et dans le Nord-Ouest de l’Espagne. Puis, de mes premières impressions lors de mon retour en France.

Enfin, je vous parlerai de mes projets pour l’année 2015.

tour du monde en stop647 véhicules en stop, 27450km, 40 pays, 1540 jours sur les routes et plus d’une centaine de familles d’accueil

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L’Afrique en chiffre

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Publié par Froggy | Classé dans Afrique, Bon plan | Publié le 16-10-2014

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cape_verde_mwLe Cap Vert :

- Ce que j´ai aimé :

Manger du poisson a volonté

L’hospitalite à l’Africaine. Chaque soir une invitation

- Mes meilleurs souvenirs :

Le tour de l’ile a pied en 10 jours. Le plaisir d’avoir pour une fois le temps.

- L´autostop 7/10

Assez facile, cependant il y a peu de circulation.

- L´hospitalité 7/10

Bonne, cependant difficile de se faire vraiment des amis quand les sujets de discussion concernent l’argent et l’immigration en France. De plus je me suis fait volé une fois. Toutefois ce fut l’argent gagné en jouant de la musique dans la rue.

- L’accordéon dans la rue 6/10

J’ai reussi à autofinancer mon voyage grace à l’accordeon notamment grace à un contrat dans l’un des meilleurs restaurants de la capitale. Toutefois, en campagne, les habitants ne semblent pas vraiment apprecier la musique.

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Voyage dans le Haut Atlas au Maroc 2/4

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Publié par Froggy | Classé dans Afrique | Publié le 13-09-2014

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Aspiré par l’autostop, je quitte le Sahara, retrouve la fraîcheur du Moyen Atlas. Le Ramadan semble alors beaucoup plus facile quand le corps ne subit plus l’energie écrasante du soleil qui vous boit l`eau du corps à grandes gorgées. Dans l´Islam, le soleil n´est pas un Dieu, on le vénère quand il est mort derrière la ligne d’horizon. « Allah Roqbah… », « Dieu tout puissant… » crient les haut-parleurs de la mosquée. « Merci d’avoir vaincu le soleil » est la suite imaginaire de ma traduction de la prière récitée par l’imam. Les quelques jours dans la région désertique  Marocaine ne furent pas facile cependant l’experience fut grande.
Assoifé, le corps cherche à limiter les mouvements et les pertes en eau. Mais que faire de l´énergie absorbée lors des festins du Ramadan où en plus de la délicieuse soupe Harira on vous  apporte des dattes (fruits excellents pour l’effort physique), des Melwi et autres variètés de pizzas marocaines, des jus de fruits, des patisseries…? L’énergie semble se concentrer dans le cerveau. Mon stylo vide son encre noir à grosses gouttes, les conversations pourraient être celles de Jésus rencontrant Mohammed avec pour juge de la sagesse Bouddha essayant de calmer 2 frères se faisant la guerre pour avoir les mêmes idées mais avec quelques points de détails différents. Les livres sont avalées par gourmandises. Les improvisations musicales n´ont plus besoin d´être dopé au hash. L´énergie que le Ramadan apporte, est d’origine divine !
Malgré tout, après avoir écrit les articles sur la Mauritanie puis débuté le récit du Maroc sous la canicule, lu des pages de romans marocains par centaines, conversé des heures a propos de religion ou de la coupe du monde de foot sans le moindre verre de thé (et encore moins de bierre), l´énergie, ne peut se concentrer éternellement dans le cerveau. Telle une machine humainement construite, il est en surchauffe, l’inspiration s’assèche, la lecture vide de sens, les converstations tournent en rond, on devient susceptible et à cours d´argument, on perd sa tolérance… je vais dormir à l’ombre d’un palmier.
Moi qui avait tant espèré voir le récit du voyage rattraper le temps du voyage… tout n´’etait qu’illusion, un mirage dans le désert qui voit les distances se raccourcir. Même en pédalant à deux lors du début du voyage, le temps du voyage s´écoule trop rapidement pour être rattraper. En voyageant seul, le voyage s’enrichit de rencontre et de surprise, et semble s’accelerer. Le stylo doit donc ignorer de nombreuses journées et snober de magnifiques rencontres. Respect aux voyageurs qui ont le récit a quelques foulées de l´instant présent, à moins que l’absence de contact social et d´aventure leur facilite l´écriture.
Pendant 2 semaines, j’ai du délaissé mon stylo, mon accordéon et mes livres afin de recharger ma jauge d’énergie intellectuelle. Le corps dans le Moyen Atlas, ma tête peut s´évader dans les souvenirs du Haut Atlas.
Je quitte Ouled Behril avec ma nouvelle carte d´identité, ma nouvelle coupe de cheveux et de belles chaussures. Une cheval tirant une remorque passe, Salam Maleikum, dépose l´accordéon tenu dans mes bras, 180º, dépose le sac de mon dos, pose le pied sur la roue et comme lors d´un rituel bien huilé, j´emprunte un enieme véhicule pour rejoindre de nouveau décors qui ne cesse de m´émerveiller. Bercé par le trot du cheval, nous avancons lentement mais surement vers les montagnes sur une route bordée d’oliviers. Le voyage est romantique. Je pourrais prendre l´appareil photo pour tenter d’immortaliser ce moment, mais la paresse de ne pas réussir la photo parfaite me convaincra de rester immobile à contempler le paysage tout en s´impregant du bruit du cheval et du petit vent, et des odeurs d´oliviers, d’orangers à peine plus loin et du foin fraîchement coupé à la faucille. Un voyage, ce n’est ni une photo accompagnée du texte, ni une belle vidéo, c’est une experience de vie qui ne peut qu’être vécu pour pouvoir en vivre pleinement les émotions. Le voyage c’est comme l’amour.
Des montagnes comme celle du Haut Atlas, il y a bien longtemps que je n’en n’ai pas vu. La dernière fois, c’étais au Perou en octobre 2012.  Certains voyageurs sont liés à la mer et se sentent tristes quand sur la carte leur itinéraire doit s’aventurer à l’interieur des terres. Quant à moi, j’aime être en altitude. Je ressens ainsi un sentiment de bien être, je ne vois que des descentes à parcourir, le futur semble alors facile et prévisible. J`aime voir au loin, cela me rassure.
Quelques kilomètres en calèche, puis en scooter, puis à pied me permettront de rejoindre les premiers lacets du col majestueyx de Tiz’n Test. En voyageant quelques mois plus tard, j’aurais pu agrémenter la marche à pied de quelques olives faciles à picorer le long de la route. La circulation est très faible et le col semble innateignable. Peu importe, j’aime le paysage et l’odeur, je ne serais pas si mécontent si dans 3h je dois passer ma nuit allongé sous un olivier ou dans une petite fermette berbère.
« Comme si j n’existais pas, elle (une voiture) est passée à coté de moi, sans un regard, reine de Saba « , a enchainé quelques lacets, fait demi-tour puis m’a emporté dans les hauteurs. Le co-pilote a dit au chauffeur que j’étais un bon p’tit gars pas méchant qu’il avait vu joué de l’accordéon dans les ruelles de la médina. La voiture n’ira malheureusement pas au bout. Le devoir du travail retient son ascension oblige les deux Marocains a me laisser dans un café de montagne. Heureux l’Homme qui sait se libérer de ses chaìnes du travail, car on n’achète pas la liberté et l’Homme, et qui sait jouir des bonheurs gracieusement offert par la nature.
La tête aspergée par la fontaine d’où coule l’eau pure et fraiche de la montgne,  je ne suis pas moins heureux que ces Marocains jetant 5 dirhams pour quelques verres de thé, dont ils sont devenus dépendant. Un air d’accordéon me permettra d´envouter l’un deux pour arriver au sommet à 2100m, de redescendre avant de terminer ma journée dans un petit village.
A la terrasse d’un café, des Marcoains (il n’y a jamais de femmes) jouent au cartes. Je dépose mes bagages, montrer mon « papier magique », ma carte d’identité. On m’offre un sandwiche. J’offre un peu d’accordéon. Le gérant du bar (sans alcool) m’offre un poème. Je lui conte quelques une de mes péripéties de voyage. Il rêve de sa jeunesse éteintes, m’apporte un matelas et une couverture. Je pars aussi dans mes rêves, que je ne distingue plus avec la vraie vie.
A 7h, le soleil pointe le bout de son nez au dessus de la cime des montagnes. Je me réveille, partage une soupe d’orge et un verre de thé avec les clients. Je pars ensuite rejoindre le collège pour une éventuelle conférence. Le Directeur n’est pas là, je m’entretiens chaleureusement avec le surveillant général  Il aime mon voyage et aimerais que je partage mes experiences, ma philospohie de vie, mes connaissances avec les élèves. Cependant au Maroc, il faut l’autorisation du Ministère de l’interieur, celui de l’éducation, du Caid puis du Directeur ! La loi est la loi. Honnête, il m’aidera à rencontrer une association privée  » Education for all », destinée aux filles non scolarisés des montagnes. J’attend 1h l’avis du directeur habitant dans une autre ville. Négatif, c’est interdit de présenter la géographie ou la musique sans autorisation. Décu, le surveillant général me donne 10dh pour prendre un café, un sandwich et me paye le bus pour rejoindre une autre ville où il m’a donné le contact d’un prof de francais. Les 10dh resteront dans ma poche, le barman souhaite aussi contribuer à mon voyage. Un accordéon sur le dos, un « papier magique » en main, la bonne humeur, la volonté d’offrir ce que j’ai, et les Marocains me recoivent comme un roi. Ils ont le plaisir d’offrir.
Arrivé à Asni, mes tentatives de conférences n’auront pas plus de succès. Je dépose mes affaires dans une famille puis les épaules allègées de 20kg, je pars me promener dans les montagnes. La route est parsemée de cerisiers. Un vrai régal. Je n’ai pas vu de cerisier aux fruits mûres depuis le 3 Mai 2010, jour du départ. Sur les routes de France, nous avions profité de ce cadeau de la nature pour reprendre des forces et continuer l’autostop, le pouce tendu en dircetion de Valence. Julien s’étais pris en photo de face, il souhaitait prendre une photo chaque jour pendant 1 ans ou 2 le temps du voyage. 4ans 1 mois et 2 jours plus tard, me voilà au Maroc, avec toujours autant de plaisir à jouer le moineau.
La marche est plaisante, la rivière me raffraichit en cas de besoin, les Marocains à dos d’âne me dépassent sans arrogance, le pas à peine plus rapide que le mien.
A Imilil, ville touristique et dépat de trek,  naturellement, on me propose des nuits dans les hotels.  » Il n’est pas l’heure de dormir, je ne sais pas encore où la marche m’emmenera. Dieu me montrera l’endroit en temps voulu « . Je pourrais faire le choix d’aller au sommet du Mont Toubkal à plus de 4000mètres d’altitude mais l’absence de duvet et de vêtements chauds, et de compagnon de marche,  me décident à faire un trek à travers les villages. On m´indique alors un col un peu difficile à franchir derriere lequel se cache une vallée remplie de villages traditionnels berberes. La parfaite combinaison entre sport, culture et paysage.
Il me faudra environ 2heures pour atteindre le sommet du col en suivant un petit chenin de muletier. Je rencontrerai seulement une mule et son proprietaire faisant le chenin inverse. Arrivé au sommet, je vois les villages se profilés le long de la rivière au creux de la vallée.
J’arrive dans l’un deux peu avant le coucher de soleil. Le village est magnifique, tout en terre, en petites ruelles, construits sur plusieurs niveaux, bordé par la rivière apportant par son écoulement le bruit de la prospérité. Quelques cultures de blé, des maraichages et pommiers donnent beaucoup de charme au village. Des enfants jouent dans les montagnes, les femmes coupent à la faucille un peu d´herbe que l’âne transportera pour nourrir la vache qui donnera à son tour son lait. Les poules en liberté font naturellement partie de la vie des ruelles.
A l’entrée du village, des hommes discutent, la théière posée sur une pierre. C’est la fin du travail et bientôt l’heure de la prière. L’un d’eux me propose une chambre à 200dh, je refuse. Il baisse son prix à 100 puis à 50. Je continue ma marche dans le village et recois de nouveau des offres. Je comprends rapidement que l’économie du village n’est pas celle de l’agriculture mais celle du tourisme. Pourquoi produire des tomates à 2dh/kg quand l’on peut gagner 200dh en louant sa chambre à un touriste. Je n’ai aucun espoir de me faire invité gratuitement, de plus dormir dehors sans duvet quand il fait seulement 10ºC la nuit serait trop de souffrance. Je me résigne donc à payer 40dh, une somme permettant de nourrire une famille de 4 pendant 1 journee. J’acheterai également au propriètaire du lait de vache, des oignons, tomates,pain et fromage. A ma grande déception, le fromage est de la vachekiri industriellement produit à Marrakech, le lait est pasteurisé et les légumes ne semblent pas être du village. Les différences de salaires entre l’Europe et le Maroc détruisent à la fois les agriculteurs francais mais également les agriculteurs marocains ! Les vaches et les cultures rencontrées sont encore présent dans le village mais avant tout dans un but décoratif, afin d’attirer le touriste. Je découvrirai qu’il y a une route permettant d’acceder en voiture rapidement au village sans souffrir en marchant dans le col.
Cela faisait 14 mois que je voyageais sans sac de couchage et c´est la 1ere fois oú il m’aurait été utile. Je n’avais pas payé l’Hotel depuis la Bolivie il y a plus de 600 jours, autant de nuits hébergés par les habitants mis à part une vingtaine de nuit en camping sauvage.  Le monde n’est pas aussi dangereux et méchant que ce qu’on essait de montrer à travers les médias.
Le lendemain, je pars le plus tôt possible afin de profiter de la fraîcheur et rejoindre Asni. Habitué à marcher avec 25kg, en avoir seulement 5 me donne des ailes, une impression de légereté. Les montées sont à peine un obstacle.
En descente, j’apercois au loin un file indienne d’une trentaine de marcheur. La force exercée par la gravité me permettra de courir sans peine à 25km/h. J’enchaine les virages avec l’ivresse de la vitesse. La pente est parfaite, assez forte pour courir sans se fatiguer mqis pqs trop pour éviter d`être sur la défensive en essayant de freiner en se mettant en arrière avec le risque de glisser. Mon écart avec le groupe de touristes, qui semble immobile, fond à vu d’oeil. Au détour d’un virage, je manque de renverser un retraité vosgien de 78ans qui descend péniblement avec ses batons de marche. Son genoux lui fait mal et il a peur de glisser. Il m’avoue que l’ascension à plus de 4000 mètre du Toubkal est plus facile que la descente. Respect ! J’espere pouvoir gravir des montagnes comme lui dans 50ans.
Cependant, concernant la descente, la souffrance appartient à celui qui n’a pas peur de se laisser tomber dans la descente. Avec l’âge, j’espère ne pas perdre la confiance en moi. Le groupe avance très péniblement à 2km/h car ils ont peur de tomber en arrière. Les retraités doivent me prendre pour un fou, inconscient de dévaller la pente en courant, alors que je prend moins de risques de tomber qu’eux.
J’arriverai à Asni peu avant la tombée de la nuit, récupère mon accordéon, m’apprete a faire du stop pour Marrakech. A peine le panneau d’autostop sorti, qu’on m’invite à prendre le thé. Avec l’accordéon je recois la celebre hospitalité des gens de montagnes.
Je reprends donc le stop le lendemain matin. La chance continuera de me sourire. Une Belge seule dans son taxi m’aidera à rejoindre Marrakech et sa célèbre place Jemaa El Fna.

104_0118-largeur-max-1024-hauteur-max-768Aspiré par l’autostop, je quitte le Sahara, retrouve la fraîcheur du Moyen Atlas. Le Ramadan semble alors beaucoup plus facile quand le corps ne subit plus l’energie écrasante du soleil qui vous boit l`eau du corps à grandes gorgées. Dans l´Islam, le soleil n´est pas un Dieu, on le vénère quand il est mort derrière la ligne d’horizon. « Allah Roqbah… », « Dieu tout puissant… » crient les haut-parleurs de la mosquée. « Merci d’avoir vaincu le soleil » est la suite imaginaire de ma traduction de la prière récitée par l’imam. Les quelques jours dans la région désertique  Marocaine ne furent pas facile cependant l’experience fut grande.

Assoifé, le corps cherche à limiter les mouvements et les pertes en eau. Mais que faire de l´énergie absorbée lors des festins du Ramadan où en plus de la délicieuse soupe Harira on vous  apporte des dattes (fruits excellents pour l’effort physique), des Melwi et autres variètés de pizzas marocaines, des jus de fruits, des patisseries…? L’énergie semble se concentrer dans le cerveau. Mon stylo vide son encre noir à grosses gouttes, les conversations pourraient être celles de Jésus rencontrant Mohammed avec pour juge de la sagesse Bouddha essayant de calmer 2 frères se faisant la guerre pour avoir les mêmes idées mais avec quelques points de détails différents. Les livres sont avalées par gourmandises. Les improvisations musicales n´ont plus besoin d´être dopé au hash. L´énergie que le Ramadan apporte, est d’origine divine !

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Traversée du Sahara Occidentale en autostop, et découvertes de l’hospitalité au Maroc d’Agadir à Taroudant 1/4

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Publié par Froggy | Classé dans Afrique | Publié le 06-09-2014

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104_0048-largeur-max-1024-hauteur-max-768Il fait chaud, 35°C, je n’ai pas d’ombre, je suis à la frontière sans un village marocain avant une centaine de kilomètres et les taxis attendent leurs clients .

En autostoppeur novice, je n’aurais pas même tenté le stop dans de si mauvaises conditions et j’aurais donné les 10 euros inespérement économisé en Mauritanie pour partager un taxi avec un Africain et rejoindre la prochaine ville .

Les Sénégalais, Maliens, Ivoiriens, l’autorisation de séjours en poche claquent sans hésiter leurs billets pour se rapprocher un peu plus de l’Eldorado européen. Ils sont riches. Au Sénégal, nombreux étaient à avoir 3 millions (4500euros) à me prêter pour les aider à faire le voyage illégal jusqu’à la France. Pourquoi n’investissent-ils pas dans leur pays ? Avec 4500euos au Sénégal, avec un administration plus allegée qu’en France, on peut se lancer dans de très beau projet professionnel. En 6 mois à Paris, il ne leur restera plus rien.

« La connaissance est la liberté, l’ignorance est l’esclavage » ai-je lu sur le t-shirt d’une étudiante italienne il y a quelques jours. On pense souvent que j’ai perdu mon temps avec mes études d’ingénieur et avec mon voyage interminable, inutile et fatiguant . Pour moi, toutes les connaissances acquises par les nombreuses experiences me permettent de vivre en pleine liberté et de ne dépendre de rien. Je ne subis pas la vie comme ses nombreuix africains, je ne suis pas un esclave du temps , de l’espace ou de l’argent ; j’en suis le maitre, encore élève car je ne maitrise pas tout les rouages complexes de la vie crée par des forces encore mal connues de notre science trop physique et pas assez spirituel, métaphysique.

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Voyage en autostop, et train-stop en Mauritanie, entre Allah et le désert du Sahara

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Publié par Froggy | Classé dans Afrique, Bon plan | Publié le 17-08-2014

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dscn1990-largeur-max-1024-hauteur-max-768Au milieu des dunes de sables et des palmiers, installé dans le bivouac d´un Touareg, je reprend l´écriture du voyage en espérant ainsi tué le temps, voir le soleil redescendre sous la ligne d´horizon et pouvoir boire ! Faire le Ramadan tout en creusant des tranchées pour irriguer les palmiers au Maroc dans la partie désertique et ses 40 à 45°C. Ce n´ai pas l´idée la plus intelligente mais quand l´aventure devient trop simple et proche du but, c´est avec grand plaisir que j´aime m´affligé ce défi, mineur comparé au voyage de Julien en Papouasie.

La dernière fois je m´étais arrêté à Saint-Louis, l´ancienne capitale du Sénégal. Après 6 mois dans ce pays où j´aurais travaillé comme instituteur, participé à un micro-crédit,  aidé à construire des cases, visités des associations pour Talibés et voyagé comme d´habitude en stop ou en calèche-stop, je retiendrai de l´Afrique Noire (même si j´ai visité que le Sénégal, j´ai rencontré de nombreux Guinéen, Malien, Ivoirien), une terre extrêmement hospitalière, où celui qui travaille partage son pain avec tous. Mais où ceux qui ne travaillent pas restent des enfants capricieux croyant au Père Noel,  croyant que l´Homme blanc va leurs offrir des cadeaux car ils croient qu´en Europe on naît riche et intelligent sans travailler. J´ai vu un Sénégal mangeant à sa faim, ayant des logements décents mais souffrant de l´assistanat et de la pollution du plastique venant de l´Europe.

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Quelques dernieres photos du Senegal – ile de Gore et Lac Rose

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Publié par Froggy | Classé dans Afrique, Article-photos | Publié le 09-08-2014

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Je suis actuellement en Andalousie dans une communaute hyppies avec des Italiens. Apres pres d’un an en Afrique, j essaie de vivre de nouveau dans le monde occidental, apprendre a utiliser un ipad pour naviguer sur internet, reprendre le freeganisme pour manger des fruits, dormir dans les aires de jeux pour enfants, jouer de la musique dans la rue pour des gens toujours presses et tristes. Revivre en Europe est une nouvelle aventure. En attendant, je vous envoie quelques dernieres photos du Senegal et la semaine prochaine, je vous parlerai de mon voyage dans le desert, toujours en autostop, en Mauritanie, un pays delaisse par les voyageurs mais qui merite le detour…

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Tour du Sénégal en Autostop

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Publié par Froggy | Classé dans Afrique | Publié le 07-05-2014

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En Calèche stopGrâce à mes 2 mois et demi dans la même petite ville de Niague, j’ai appris beaucoup sur la vie au Sénégal, ou plutôt de l’agglomération Dakaroise. Je décide donc d’obtenir un nouveau visa de 3 mois pour le Sénégal afin de découvrir la campagne, ce que l’on appelle dans la capitale : la brousse.

Après 2 journées dans les bus de ville de Dakar pour répondre aux démarches administratives permettant d’avoir un nouveau visa (lettre d’invitation validée par la police, 35000F payable dans un batiment différent de celui de l’obtention du visa, lettre de mes motivations de prolongement de séjour…), je pourrais enfin retrouver la campagne. Un bus à 300f me permettra de rejoindre Grand-Mbao. Ensuite je continuerai à pied, le pouce tendu accompagné de mon panneau. Après 30 minutes une voiture s’arretera pour m’aider, mais rapidement elle comprendra que je suis un Toubab qui ne paye pas le taxi et il me déposera 2km plus loin. Ce n’est pas beaucoup mais plus je m’éloigne de la station de bus, plus j’ai des chance d’être pris en stop. Je passerai la journée à marcher en faisant de très nombreuses pauses pour discuter avec les habitants qui semblent s’ennuyer où qui sont ravis de partager le thé avec un étranger.

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Instituteur au Sénégal

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Publié par Froggy | Classé dans Afrique, Bon plan, Reflexion sur le voyage, humanitaire | Publié le 22-04-2014

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Recherche de travail au Sénégal : le meilleur moyen de s’intégrer

Après avoir fait le tour des principaux restaurants de Dakar, je ne réussirais pas à vivre de ma musique. Quelques amis musiciens m’ont pourtant aidé à jouer dans des restaurants mais après 30 minutes de musique je recevrai au mieux une bière ou quelques centaines de francs, soit 1 ou 2 euros. Pourtant, les clients du restaurants ne faisaient pas parti des moins riches du Sénégal. Cependant, tous s’imaginent qu’un blanc naît avec de l’argent et qu’il n’a pas besoin de plus, ou peut-être qu’ils n’aiment tout simplement pas ma musique.

Si je cherche un travail au Sénégal, ce n’est pas parce-que je n’ai plus d’argent mais parce-que je souhaite m’intégrer à la vie du pays et ne pas être un touriste auquel on court après en demandant de l’argent ou pour se marier avec une fille afin d’ aller vivre en Europe : l’Eldorado selon de nombreux Sénégalais. En travaillant au Sénégal, je veux donc montrer au Sénégalais que l’économie de leur pays n’est pas si mauvaise que ça, qu’il y a du travail.

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Voyager autrement : Découverte de l’économie Africaine, de la Téranga au Micro-crédit en passant par les Talibés

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Publié par Froggy | Classé dans Afrique, Reflexion sur le voyage, humanitaire | Publié le 08-04-2014

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L’arrivée a Dakar

Après quelques minutes d’avion entre le Cap Vert et le Sénégal, j’arrive à Dakar, une des plus grandes villes de l’Afrique de l’Ouest.

Avant de récupérer mon visa, le douanier tentera de me prendre 10 euros. Mon accordéon me sera de nouveau très utile pour éviter la corruption. « Désolé je n’ai même pas 10 euros mais j’espère trouver un restaurant rapidement pour pouvoir jouer un peu de musique et prendre le petit-déjeuner ».  A la sortie de l’aéroport, un bus à 0.3 euros me permettra de rejoindre mon Couchsurfer. Depuis  près de 4 ans, je peux de nouveau communiquer en français et les Dakarois sont ravis de pouvoir m’aider à trouver mon adresse. Malgré le désordre apparent, la gentillesse de Sénégalais me rendra mon arrivée relativement facile.

Discuter avec les locaux est très simples car beaucoup ne font rien de leur journée. Les Sénégalais rencontrés parlent un très bon français et pourtant beaucoup sont sans emplois. Deux questions me viennent à l’esprit :

-          Pourquoi tant de sans emploi dans un pays ou tout semble à être développé ?

-          Comment font-t-ils pour vivre tout en ayant autant d’enfants ?

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Le Cap Vert, découverte du 5ème continent de mon tour du monde

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Publié par Froggy | Classé dans Afrique | Publié le 20-03-2014

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drapeau-cap-vertIntroduction

Depuis le Sénégal, je reprend l’écriture de mes aventures autour du monde. Sur chaque continent, ma façon de voyager fut très différente.

En Europe, nous avons voyagé rapidement en faisant beaucoup de camping sauvage.

En Asie nous avons voyagé d’une façon plus touristique en recherchant toujours les bons plans avec quelques périodes d’aide avec des ONGs

En Océanie j’ai  commencé à voyager seul en utilisant beaucoup le Wwoofing et en cherchant du travail.

En Amérique du Sud, mon voyage avec mon accordéon, en apprenant l’espagnol puis le portugais, en rencontrant les écoles fut un vrai rêve puisque j’ai passé la plupart de mes journées en compagnie des familles d’Amérique Latine avec lesquelles j’aimais refaire le monde.
En Afrique, je tenterai de continuer à voyager comme je le faisais en Amérique du Sud, cependant le voyage sur ce 5ème et dernier continent m’apportera son lot de bonnes surprises et de mésaventures. Le voyage est une école et chaque continent apporte ses enseignements.

En ce moment je vous écrit avec la main gauche bandée après avoir eu un panaris  au milieu de la brousse. Avec des « médecins » mal-formé, le panaris s’est transformé en phlegmon des gaines. Après 5 semaines de soin, j’espère retrouver la mobilité de l’auriculaire et celle de mes 3 autres doigts en partie paralysés. Un handicap qui me permet toutefois de voyager en stop plus facilement.

En dehors de l’aspect santé, après 8 mois en Afrique, j’ai également subi 5 vols. Un appareil-photo et la carte mémoire ont été cassés au Cap Vert, un appareil-photo volé au Sénégal et une carte mémoire vendu avec un virus. Par conséquent les prochains articles ne peuvent être illustrés de photos.

Le sommaire :

1-Tour de l’île de Santiago au Cap Vert à pied
2-Voyager autrement :  découverte de l’économie au Sénégal en expérimentant le micro-crédit
3- Voyager autrement :  découverte de l’éducation en étant instituteur au Sénégal
4- 2000km en auto-stop au Sénégal,  à la découverte de la brousse, de l’agriculture et de l’hôpital

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Amérique du Sud en chiffres

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Publié par Froggy | Classé dans Amérique du Sud, Bon plan | Publié le 10-12-2013

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Gif drapeau argentineArgentine :

- Ce que j´ai aimé :

Apprendre l´espagnol en moins de 2 mois grâce aux Argentins qui ont eu la patience de m´enseigner et parler lentement.

Les Empanadas argentins, les meilleurs d´Amerique du Sud

La beauté de Bariloche, me rappelant les villages de montagnes en Savoie

- Mes meilleurs souvenirs :

Jouer de l´accordéon en compagnie de danseuses gitanes

L´accueil recu a Zappala et dans les petites écoles de campagne

- L´autostop 7/10

Assez facile, cependant il y a peu de circulation. Il faut donc etre assez patient et attendre environ 1h30.

- L´hospitalité 7.5/10

Très bonne, notamment grace a Couchsurfing.

Apres mon sejour en Australie ou peu de personne m´ont hebergé, ce fut un plaisir immense de rencontré tant d´humanité.

Toutefois, sans utiliser Couchsurfing, j´aurais sans doute dormi plusieurs nuit dehors. Toutefois, lors des conférences dans les écoles ou en voyageant en stop, ou en errant dans la rue, on m´a hébergé.
En 71 jours, j´ai dormi seulement 2 fois dehors.

- L’accordéon dans la rue 4/10

Sans doute le pays le moins intéressant.

Les Argentins semblaient ne pas avoir le temps de m´écouter et j´avais parfois l´impression d´etre un mendiant.

De plus, tres difficile de gagner beaucoup. Malgré tout en 30 minutes de musique, je pouvais m´acheter un repas. Si je devais payer l´hotel, ça aurait été un peu difficile.

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2500km d´autostop sur la Transamazonia

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Publié par Froggy | Classé dans Amérique du Sud | Publié le 05-12-2013

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Autostop sur la Transamazonienne

Depuis Santarem, il me reste désormais environ 2500km a parcourir pour rejoindre Fortaleza, la dernière ville de mon voyage de 16 mois en Amérique du Sud ou j’ai déjà parcouru plus de 13 000 km en stop.

La traversée de l’Amazonie en stop, me rappelle celle de la traversée du désert en Australie. Un certains stress de ne pas rencontrer de véhicule, un trafic très réduit mais je sais que ça sera une belle aventure.

A la sortie de Santarem, je marche environ 20 minutes puis m’arrête pour tendre le pouce avec mon ardoise : Ruropolis, musico da Franca. Apres 30 minutes sans succès, je décide de reprendre la marche tant qu’il fait encore assez frais.

20 minutes plus tard, une poste d’essence se profil au loin, ce qui me donne l’energeie de marché un peu plus avec mon accordeon sur le dos et le sac de voyage devant.
Arrivé a la station essence, je discute avec quelques routier et rapidement je rencontre quelqu’un qui peut m’emmener a Ruropolis mais seulement dans 5 heures. Je parle donc avec d’autres routiers et rencontres quelqu’un qui peut m aider a faire la moitié du chemin.

Me voila donc de nouveau sur la route. Il est beaucoup plus facile de voyager en stop quand on peut discuter en portugais et qu’on semble sympathique grâce notamment a l’accordéon.

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