Traversée de la Turquie d’Est en Ouest : Van, Kayseri, Göreme, Ankara, Istanbul

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Publié par Froggy | Classé dans Europe, Moyen-Orient | Publié le 29-05-2016

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DSC03815 [600x450 (tdm_blog)]Introduction

Nous sommes le 4 décembre 2014 lorsque je quitte l’Iran pour la Turquie. Un voyage d’une demi-journée à bord d’un taxi-partagé -sorte de mini minibus- en compagnie de 5 ou 6 passagers iraniens eux aussi en route vers la Turquie.

Parti d’Orumiyeh le matin, ayant fait une courte escale à Khoy, j’ai passé la frontière au lieu-dit « Razi » après des heures de route montagneuse, et la deuxième partie du voyage entre Razi et Van -en Turquie cette fois- est encore plus belle que du côté iranien.

La montagne, sous son épais manteau neigeux, n’en fini pas de m’émerveiller.

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Me voilà de « retour » en Turquie !

En effet, cela commence à dater mais nous avions fait, avec Adrien, une courte étape par la Turquie au tout début de notre voyage, quatre ans plus tôt ! Nous arrivions alors de la Grèce et nous nous étions limité à la visite d’Istanbul, dans l’extrême Ouest de la Turquie, avant de repartir vers l’Europe en auto-stop.

Cette fois c’est par l’Est de la Turquie que je commence mon exploration, et plus précisément dans la ville de Van.

Mon plan de voyage en Turquie est assez maigre : je ne me suis pas renseigné sur le pays avant d’arriver et je n’ai pas la moindre idée de ce qui pourrait être intéressant à visiter. Et puis, ayant décidé d’être rentré en France pour Noël, je n’ai plus que deux semaines pour effectuer les 4500 kilomètres de route et de réseau ferré qui me sépare de mon point d’arrivée : Chartres.

Autant dire qu’à partir de maintenant je n’ai plus beaucoup de temps pour faire du « tourisme » et qu’il va surtout falloir que je me concentre sur l’organisation de mon voyage et de mon avancée rapide vers l’Ouest.

Une exception, tout de même, dans cette progression à l’aveugle, c’est la région Cappadoce située en plein cœur de la Turquie et dont mon camarade Moonzur m’a beaucoup parlé. L’une des plus belles destinations du monde, parait-il ! Je passerai ensuite par Ankara, la capitale, avant de rejoindre Istanbul puis de m’en aller vers l’Europe de l’Est…

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1) Van

C’est donc à Van, dans l’extrême Est de la Turquie, que débute ce petit périple. Et je me sens bien seul au monde lorsque le minibus iranien me dépose dans le centre-ville de Van, à la fois bondé et ensoleillé, où je m’égare un moment sans savoir vraiment où aller, ni que faire… Tout est à nouveau si différent ici, pendant quelques minutes je suis totalement déboussolé… Avant de reprendre pied puis de faire le tour des quelques rues principales pour cartographier mentalement le centre-ville et me sentir à nouveau dans mon élément.

Le premier véritable « choc culturel » ici, en arrivant depuis l’Iran, c’est de redécouvrir le corps et le visage des femmes, non voilé, non couvert, non dissimulé derrière des couches de vêtements qui masquent toutes les formes et toutes les subtilités. En effet, en Turquie la plupart des femmes sont habillées à l’européenne. Je comprend mieux maintenant le sens du « Welcome to Paradise » (bienvenu au Paradis) des mes voisins iraniens lors du passage de frontière. Voir l’article précédent : « Iran [5/5] : De Téhéran à Tabriz »

Première mission à Van : échanger mes 730000 Rial iraniens contre 44 Lyres turques (environ 16€), mais je ne vais pas aller bien loin avec ca ! Je retire donc un petit supplément de Lyre au distributeur afin de tenir environ une semaine.

Puis, en cherchant l’ « otogar » (la gare routière) je me retrouve un peu par hasard embarqué dans un mini-bus urbain qui m’emmènera vers le port de Van (sur le grand lac du même nom) où je tenterai en vain de trouver les horaires de ferry, de car, ou de train pour quitter la ville. Mais à ma grande surprise personne ne parle anglais et mes premiers pas à Van ne sont vraiment pas faciles !

Le vent au bord du lac est glacial. Il pénètre mes vêtements et me gèle les os. Je souffre de froid et de solitude sur les rives de cette immense mer intérieure. A la fois tellement proche, et tellement loin encore, de mon pays natal.

Mais le paysage qui m’entoure est si merveilleux que j’en oublie toutes mes petites misères et me laisse hypnotiser sans résistance. Plusieurs massifs montagneux encerclent le lac de toutes parts. Certains affichent fièrement leurs sommets enneigés tandis que d’autres se cachent dans la brume, quelques-uns encore, plus lointains, plus hauts, se confondent avec le ciel.

Une colline toute proche est majestueusement surplombée de ce qui ressemble à une très vieille citadelle de pierre. Superbe.

Je décide alors de ne pas quitter la ville trop précipitamment (pas ce soir!) et je reviendrai ici demain pour approfondir la visite de ces lieux emplis de magie et d’histoire.

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Une fois rentré au centre-ville je vais me poser dans un petit resto-kebab à la fois pour manger un bout et pour utiliser la connexion Wifi : je vais tenter de (re)contacter quelques couchsurfeurs habitant à Van. L’un d’eux, Sedat, me répond rapidement et me donne rendez-vous dans un bar populaire du centre-ville. Super !

Je passerai la fin de soirée chez Sedat mais il n’aura pas beaucoup de temps à m’accorder pour discuter, très occupé à réviser ses cours pour un examen imminent. Il m’aidera tout de même à trouver les agences de car « longue distance » afin que je puisse réserver une place et acheter mon ticket pour demain soir.

Je consacrerai ma journée du lendemain à me balader en ville, déchargé de mon sac-à-dos laissé à l’appartement de Sedat, léger comme une plume, ainsi qu’à visiter la superbe forteresse de Van, vieille de près de 3000 ans.

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C’est donc seulement dans la soirée, après une longue et belle journée de promenade, que je quitterai la ville. Je pars à contrecœur, regrettant de ne pas disposer d’une semaine entière rien que pour apprécier la ville de Van et sa région… Mais aussi avec le ferme espoir d’y revenir un jour.

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Le bus quitte Van en fin d’après-midi puis ce sera un long voyage de nuit à travers toute la moitié Est de la Turquie (environ 900km) avant d’arriver à Kayseri le lendemain matin, dans une région appelée la Cappadoce.

Mon car « grand luxe » (parce que je n’ai pas eu le choix!) comme tous les cars de Turquie je crois, est équipé d’écrans-télés individuels, de sièges confortables et inclinables, de toilettes, et des biscuits et du thé sont offerts à chaque passager au moment du départ. 70 Lyre le trajet, environ 25€, ça n’est pas exorbitant mais ça n’est pas donné non plus.

Le voyage en car se passe sans encombre pendant quelques heures, jusqu’au moment où, en pleine nuit, la police nous arrête et demande à tous les passagers de sortir pour un contrôle d’identité. On me demande alors non seulement de descendre mais aussi de prendre avec moi toutes mes affaires pour ce qui se révélera être une fouille complète et musclée de mon sac-à-dos ! Un flic me prend à part, moi le seul passager européen du bus, pas très rassuré, et m’emmène dans un bureau austère où il m’interrogera froidement sur tout ce qui lui paraît suspect dans mes affaires. Il s’attardera, par exemple, un moment sur ma boite de cardamone et mes petits sacs d’épices rapportés d’Iran, qui l’intriguent beaucoup. Interrogatoire de fortune dans un anglais approximatif. Après avoir passé quinze bonnes minutes à vider mon sac-à-dos il me faudra encore un peu de temps pour le ranger correctement tandis que le bus m’attend depuis un moment déjà avec tous les autres passagers à bord…

Je ne ferai que plus tard le rapprochement entre les contrôles routiers musclés de la police turque -notamment envers les étrangers- et la proximité de cette route avec l’Irak et la Syrie, au moment où Daesh prend de l’ampleur dans la région et où de plus en plus de « candidats » jihadistes européens traversent la Turquie pour rejoindre le fameux Etat Islamique dont je n’ai alors que vaguement entendu parler, trop longtemps déconnecté des médias et de l’information.

Notre bus reprend sa route et nous arriverons comme prévu le lendemain matin à la gare routière de Kayseri, en Cappadoce, une région située en plein centre du pays.

Je réalise alors, en examinant ma petite carte de la Turquie imprimée sur une feuille A4, que j’ai déjà fait un sacré bout de chemin depuis l’Iran et à nouveau un grand pas vers l’Europe. Je me sens maintenant tout proche de « chez moi » même s’il reste encore quelques horizons à parcourir.

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Mon itinéraire en Turquie d’Est en Ouest : Van, Kayseri, Göreme, Ankara et Istanbul (Cliquez sur la carte pour l’agrandir)


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2) Kayseri, Göreme et la Cappadoce

Arrivé tôt le matin à Kayseri je passerai encore quelques heures à patienter dans la grande gare routière, bien au chaud, récupérant des brides de sommeil perdues sur la route la nuit dernière. Dehors, c’est l’hiver.

J’hésite longuement à faire du stop pour rejoindre Göreme mais le froid et l’absence de carte routière précise me pousse finalement à prendre l’un des premiers bus vers 8h30 du matin. Environ une heure et demi de route et me voilà enfin arrivé à destination !

Göreme est une toute petite ville située au cœur de la région Cappadoce, une région aride et vallonnée devenue célèbre pour ses habitations troglodytes aux formes les plus étranges et pour ses fameuses « cheminées de fée ».

L’endroit est visiblement très touristique et les hébergements se comptent par centaines, mais je ne croise pas un chat dans les rues ! Je dois sûrement être en pleine saison morte… Tant mieux ! Je n’aurai aucun mal à trouver une auberge bon marché. De plus, l’office du tourisme situé en plein « centre-ville » fourni gratuitement un plan de la ville avec l’adresse de tous les endroits où l’on peut dormir et répond à toutes les questions !

Après une première exploration de la ville, menant ma petite enquête pour trouver le meilleur prix, je dégoterai un dortoir à 12,5 Lyre, soit à peine 4,5 Euro.

Je passerai la première nuit dans ce grand et confortable dortoir (sans chauffage tout de même) pour moi tout seul ! Et puis je ferai le lendemain une chouette rencontre avec les nouveaux arrivants : un couple suisso-canadien, voyageurs au long court, ils sont les premiers touristes/voyageurs que je rencontre depuis que j’ai quitté mon ami Moonzur en Iran la semaine passée.

Je rempli mes journées de longues ballades autour de Göreme et de Nevsehir. La région est absolument magnifique, mais les photos parlent d’elles-mêmes…

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Après deux jours et deux nuits au milieu des cheminées de fée, je parviens à rentrer à Kayseri cette fois en auto-stop, et sans le moindre mal.

Mais ça n’est pas sans une pointe de tristesse que je quitte cette région si belle et envoûtante. Toute comme pour Van, ma précédente étape, j’espère bien revenir un jour et prendre vraiment le temps d’explorer.

A Kayseri je suis accueilli par Ahmet, un couchsurfeur très sympa qui m’invitera à passer la nuit dans sa charmante colocation avec tous ses amis. Sorties au resto, parties de jeux vidéos et bonnes rigolades au programme !

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Ahmet m’aidera aussi à réserver en ligne un billet de train pour Ankara, légèrement moins cher que le bus. Et pour optimiser le temps de transport sur cette période de voyage assez intensive je décide de prendre un train de nuit.

Le départ de Kayseri est prévu à minuit et demi, j’arriverai à Ankara vers 7h30 du matin. Juste ce qu’il faut de temps pour récupérer les quelques heures de sommeil nécessaires au repos de l’organisme !

Je passerai d’ailleurs une excellente nuit dans ce train (pourtant assis sur un simple siège de seconde classe) à la fois confortable, paisible et peu rempli.

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3) Ankara

Arrivé au petit matin dans la capitale turque, tout frais sorti du train, je me baladerai quelques heures en ville avant de rejoindre mon Couchsurfeur Umut, contacté quelques jours plus tôt sur internet.

Je ne sais pas à quoi m’attendre en arrivant à Ankara et n’ayant aucune idée préconçue en tête, ni positive ni négative, et bien je ne serai ni surpris, ni déçu, ni spécialement emballé par la ville !

Avec Umut, qui est déjà accompagné depuis la veille d’une autre voyageuse étasunienne de passage à Ankara, nous irons visiter quelques célèbres monuments dont le mausolée d’Atatürk (premier président de la Turquie) et la grande et sublime Mosquée Kocatepe.

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Nous passerons la soirée chez Umut en compagnie d’autres couchsurfeurs et de quelques bières, tranquillement installés dans un canapé à discuter de gastronomie turque et de musique française.

Le lendemain, c’est en car que je quitte Ankara avec un billet pour Istanbul. Un voyage de plus de 450 km pour 7 heures de route, et un petit regret à ne pas pouvoir faire le trajet sur des rails plutôt que sur du bitume, à cause du prix exorbitant du ticket de train depuis la mise en service, récente, du nouveau train à grande vitesse : deux fois plus rapide que l’ancien, mais aussi deux fois plus cher…

Alors je m’interroge : Payer deux fois plus cher pour faire le trajet deux fois plus vite, est-ce qu’on peut vraiment appeler ça du progrès ? Je m’interroge…

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Je me rapproche encore un peu plus aujourd’hui de l’Europe, de la France. Quelques centaines de kilomètres de gagnés d’un côté, quelques centaines de kilomètres de perdus de l’autre… Chaque kilomètre parcouru vers l’Ouest m’éloigne maintenant autant de mon grand voyage, et de ma vie de vagabond, qu’il me rapproche de ma famille et de ma vie antérieure. Je ressens déjà les prémisses d’une phase de transition post-voyage imminente. Un mélange d’excitation, de nostalgie, de joie et de tristesse me tourmente à l’idée de n’être plus qu’à quelques jours de route de mon pays natal et de mes proches.

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4) Istambul

Me voilà maintenant dans l’extrême Ouest de la Turquie, après quelques 1700 kilomètres parcourus depuis Van et un peu plus encore depuis la frontière iranienne.

Et c’est presque un retour en terrain connu dans cette ville que je ne prétends pas connaître mais dans laquelle je suis déjà passé autrefois… C’était en 2010 avec Adrien, au tout début de notre voyage. Nous étions arrivés à Istanbul en auto-stop depuis la France alors que nous en étions à peine à notre premier mois de voyage sur les routes du monde. Nous étions ensuite repartis vers l’Europe de l’Est avec l’objectif de rejoindre la Russie pour monter à bord du Transsibérien… C’était il y a quatre ans et demi !

Cette fois, c’est tout seul que j’arrive à Istanbul. Mais j’ai rendez-vous avec Moonzur qui m’avait laissé une semaine plus tôt sa nouvelle adresse sur un bout de papier, lorsque nous étions à Tabriz, en Iran.

Après une petite expédition à pieds à travers Istanbul, muni d’un simple bout de papier griffonné de quelques indications et de noms de rues, me voilà au pied de l’appartement de ce cher Moonzur dont je n’ai eu aucune nouvelle depuis un peu plus d’une semaine. Je sonne, sans certitude… On ouvre la porte, un inconnu apparaît, sans un mot il me conduit à la chambre de Moonzur qui est tranquillement absorbé par la lecture d’un bouquin. Mais oui, c’est bien Moonzur ! D’abord surpris de ma visite, le temps de reconnecter le moment présent avec notre rendez-vous de la semaine passée.

Lui, a pris l’avion pour venir jusqu’à Istanbul, et s’installe ici en appartement pendant quelques mois.

Je lui raconte Van et le passage de la frontière turque dans les montagnes, il me raconte ses derniers jours en Iran, je lui raconte la Cappadoce, il me raconte son aménagement tout récent à Istanbul en colocation multi-nationale. Nous passons la soirée à la terrasse d’un café dans une petite rue charmante, vidant quelques bières pour mieux voyager autour de la Terre sans quitter notre chaise.

Je quitterai Istanbul le lendemain après avoir longuement hésité entre train et car, comparant les tarifs, les horaires, les durées de voyage… avant d’apprendre que la ligne ferroviaire est en travaux et que plus aucun train ne circule pendant des semaines… Va pour le car.

Encore une fois je choisirai de voyager de nuit, optimisant ainsi les frais de couchage et les temps de trajet. Ma destination : Sofia, capitale de la Bulgarie. L’Europe, enfin !

Et c’est dans la nuit du 12 au 13 décembre que je passe la frontière turco-bulgare à Edirne. Là encore, je reconnais le poste de douanes dans lequel j’étais passé 4 ans et demi plus tôt avec Adrien. Les souvenirs, les émotions, le passé, le présent, le futur, tout se mélange… La France, bientôt, c’est à peine croyable… Je préfère me rendormir.

Demain matin, je me réveillerai en Europe.

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La suite au prochain article…

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Commentaire(s) (3)

Très bel article, la fin du voyage doit être fatigante émotionnellement parlant :)

Oui c’est vrai, beaucoup de choses se mélangent en fait : la fatigue du voyage en lui-même (lassitude) après plus de 4 ans et demi, la fatigue liée à la saison et au climat (hivernal), la volonté de respecter une date de retour de plus en plus imminente (rentrer à Noel) et donc l’obligation d’avancer très rapidement, et puis tous ces sentiments de nostalgie, de tristesse, la prise de conscience que quelque chose de grand est en train de se terminer, qu’une page de ma vie est sur le point de se tourner.
C’est un grand bouillon d’émotions positives et négatives qu’on a du mal à comprendre et à analyser sur le moment.

Ça sent la fin….
Entre la Cappadoce et la région proche de Van d’oùu viennent les baklavas, tu sais ce que je t’aurais conseillés :-)
Mais bon la Cappadoce vaut le détour c’est vrai, sans doute plus de jour même, un bon trek ne t’aurait pas déplu, j’en suis sûr.

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