Traversée de l’Europe : Fin du voyage et retour en France pour Noël 2014

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Publié par Froggy | Classé dans Europe | Publié le 24-07-2016

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Introduction

12 décembre 2014

Je quitte la Turquie après un court séjour à Istanbul chez Moonzur et une semaine de voyage déjà depuis la frontière iranienne. D’une certaine manière c’est toute la région Moyen-Orient que je laisse derrière moi, et plus largement encore : l’Asie.

Noël approche à grands pas et j’ai convenu cette année d’être rentré en France pour passer les fêtes en famille. Je dois tenir mes engagements. Le temps de voyage restant ne se compte maintenant plus en années, ni en mois, ni même en semaines, mais en jours. Quelle étrange unité pour quantifier la durée d’un voyage, d’une vie, d’une tranche de vie, si petite, si insignifiante : le jour. Mais dans une dizaine de jours, pourtant, je serai en France. La France, ce pays lointain, presque étranger. Je m’en rapproche doucement depuis plusieurs mois déjà, sans vraiment réaliser à quel point j’ai déjà laissé derrière moi le plus gros du trajet. J’ai passé depuis longtemps le point de non-retour.

D’ailleurs, j’ai même pris rendez-vous avec mes parents à Vienne, en Autriche, dans quelques jours. Un rendez-vous un peu particulier : après presque cinq années d’absence mutuelle nous effectuerons ensemble les trois derniers jours de voyage, en camping-car !

Mais avant de les retrouver en Autriche, je devrai d’abord traverser la Bulgarie, la Serbie et la Hongrie. Le temps qu’il me reste ne me permet plus de faire de l’auto-stop, alors je prendrai les transports en commun, train, bus, et dormirai en couchsurfing autant que possible dans les différentes capitales-étapes.

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1) Sofia – Bulgarie

C’est dans la nuit du 12 au 13 décembre que je passe la frontière turco-bulgare à Edirne, à bord d’un car international. Interrompu dans mon sommeil par les douaniers turques, je reconnais le poste-frontière dans lequel j’étais passé 4 ans et demi plus tôt avec Adrien. Les souvenirs, les émotions, le passé, le présent, le futur, tout se mélange… La France, bientôt, c’est à peine croyable… Je préfère me rendormir.

13 décembre 2014

Je débarque à Sofia, capitale de la Bulgarie, à 05h15 pétantes au matin, après un voyage de nuit depuis Istanbul et plus de huit heures de route.

Me voilà officiellement en Europe ! Et même… dans l’Union Européenne. Mais pas encore dans l’espace Schengen, ni dans la Zone Euro. Ne brûlons pas les étapes !

Je troque mes « Livres turques » contre des Lev : la monnaie bulgare. Avec un taux de change d’environ 2 Lev pour 1 Euro.

Après une première mission consistant à étudier les tarifs et les horaires de train/bus pour Belgrade -en Serbie- et une deuxième mission consistant à réserver un billet de train en classe économique le soir même au départ de Sofia, je m’en irai déposer mon sac-à-dos à la consigne de la gare afin de passer une journée confortable à me balader en ville sans ce fardeau sur mes épaules, de plus en plus lourd à mesure que je le rempli de souvenirs et de cadeaux à destination de la France.

Me voilà parti pour une journée entière à explorer et à re-découvrir cette belle ville de Sofia et son architecture remarquable. Par chance, je tomberai sur un groupe de touristes guidés par une jeune étudiante bulgare anglophone, historienne passionnante, plein d’énergie et d’anecdotes rigolotes.

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Je me sens maintenant pleinement en Europe, subjugué par la grandeur de certains bâtiments, charmé par la douceur des parcs et le calme des petites rues, bercé par l’atmosphère de la ville. Celle d’une petite capitale européenne paisible et chargée d’histoire.

Et puis, oh joie ! Je tomberai par hasard, comme tout droit sorti d’un rêve et sans même l’avoir espéré, sur un joli marché de Noël ! Un vrai de vrai, avec ses sapins enguirlandés, ses cahutes en bois offrant des petits plats chauds d’hiver à manger sur place ou à emporter, ses jolies chansons de Noël qui tournent en boucle et que chantent ou fredonnent les enfants, ses couples d’amoureux marchant main dans la main, et ce froid hivernal qui gèle les mains et fait craquer les lèvres.

Mon premier vrai marché de Noël en 5 ans, ca ne laisse pas indifférent ! Je m’offrirai un bon verre de vin rouge, une barquette de pommes de terre sautées au beurre et une autre de délicieux champignons à la crème. Quel régal ! Je redécouvre des saveurs oubliées. C’est le début du retour aux sources, seul, assis sur un banc dans la capitale bulgare, un chant de Noël qui résonne au loin, un bonnet rouge-et-blanc sur la tête et un verre de vin chaud bien serré entre mes mains crispées de froid. C’est l’Europe, c’est l’hiver, c’est Noël, et c’est beau !

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2) Vol de nuit

C’est dans la soirée que j’embarque dans mon train à destination de Belgrade, en Serbie. Durée prévue du voyage : environ 9 heures.

Le train est assez peu rempli au départ de Sofia et j’arrive même à dénicher une cabine pour moi tout seul. Je m’installe sur la couchette en bas à gauche et cherche pendant quelques minutes à caser mon sac-à-dos tout prêt de ma tête, de façon à le mettre en sécurité pour la nuit. Mais la couchette étant trop petite, et surtout trop étroite, je me résigne à laisser mon sac au sol juste à côté du lit. Peu satisfait de cette disposition qui ne me permet pas de garder une main sur le sac pendant mon sommeil, je me rassure en me disant qu’après 4 ans et demi de voyage sans pépin particulier, ayant traversé de vraies zones à risque et certains des pays les plus pauvres de la planète, ça n’est pas maintenant, si prêt de la France, et à seulement une semaine de la fin, qu’il va m’arriver quelque chose… Ca serait vraiment trop improbable !

Je m’endors ainsi, fatigué et serein malgré cette petite déconvenue sécuritaire finalement si futile.

Réveillé par un douanier un peu plus tard dans la nuit au passage de frontière Bulgarie-Serbie, je tends mon passeport à moitié dans le gaz, jette un coup d’œil rapide à mon sac qui n’a pas bougé et aux trois couchettes toujours vides qui m’entourent, puis me rendors aussitôt mes papiers récupérés.

Et puis quelque chose me réveille à nouveau vers 3h00 du matin, sans raison apparente alors que le ronflement des moteurs et le léger roulis du wagon continuent de me bercer agréablement.

Et là, c’est le drame. Mon sac a disparu ! Où est mon sac-à-dos ? Où est-il ? Je bondis de mon lit et inspecte les trois autres couchettes. Rien.
Panique !

Je comprend que j’ai été volé pendant mon sommeil. J’ai tout perdu. Comment ai-je pu ne rien entendre ? Je réalise vite l’ampleur de la chose. Mon sac-à-dos et toutes mes affaires… Presque cinq ans de vie sur la route, de vêtements, de matériel et de cartes mémoire remplies de photos. Si compact, si petit et à la fois si précieux. Mile fois ouvert et mile fois fermé, défait, refait, pensé, organisé, optimisé jusque dans les moindres détails. Mon petit chez moi, ma maison, ma coquille d’escargot, mon inséparable compagnon de voyage…

C’est une partie de moi-même qu’on vient de me prendre. Ca n’est pas un vulgaire vol de sac, c’est bien plus que ça… c’est un casse, c’est un cambriolage, c’est une agression, c’est un crime !

Je suis à la fois choqué mais lucide. Conscient de la situation dans laquelle je me trouve présentement, je tente d’imaginer tous les scénarios possibles ayant pu déboucher sur une disparition de sac, des plus pessimistes aux plus optimistes.

C’est vrai qu’il y a peu de raison d’être optimiste… Mais je tente de me reprendre, je ne vais pas rester là assis sur mon lit à refaire le film dans ma tête. Allez, en avant !

Je sors de ma cabine et aperçoit le contrôleur au bout du couloir, le rattrape et parviens à lui expliquer par des gestes et des mimiques que mon sac vient d’être volé pendant mon sommeil. Il n’en a que faire ! Il a pourtant bien compris ce qui s’est passé et me fait comprendre à son tour que ce sont des choses qui arrivent, voilà tout, et qu’il ne peut rien faire pour moi. Le salaud ose même se fendre la poire comme si tout cela l’amusait beaucoup et qu’il n’y avait finalement rien de grave à se faire voler ses affaires.

L’espace de quelques instants je me sens bien seul au monde dans ce train de malheur où mon sac a disparu avec toutes les affaires qu’il contenait, traversant sur des rails infinis la nuit serbe, noire et glaciale, à toute allure sans que je ne puisse faire quoi que ce soit pour l’arrêter. Et sans la moindre possibilité de communiquer au milieu de ces gens qui dorment et qui se fichent pas mal du sort d’un petit voyageur étranger.

Mais je suis bien décidé à ne pas rester sans rien faire. En attendant une meilleure idée je m’en vais donc fouiller les cabines de mon wagon. Qui sait…

Et puis, oh miracle, oh vision merveilleuse, mon petit sac-à-dos gris-et-orange est posé comme si de rien n’était sur la couchette supérieure d’une cabine voisine entièrement vide. Sur le moment, l’émotion me fait oublier l’étrangeté de la situation. Je saute sur mon sac, le prends à pleines mains et le serre entre mes bras. C’est bien mon sac, il a encore mon odeur, et toutes ses tâches ! Je ne parviens pas à retenir quelques larmes de joie, embarqué malgré moi dans cet effroyable ascenseur émotionnel.

Pendant quelques secondes un film se construit dans ma tête : les douaniers ont probablement sorti mon sac sans me réveiller, pour vérifier qu’il ne contenait rien d’illégal, puis ils l’auraient remis ici en se trompant de cabine…

Puis me vient un doute… Je me suis réjouis trop vite, imbécile… ouvre le d’abord !

Effectivement, à peine les lanières principales déclipsées je me rends compte que des choses manquent, il n’a pas tout à fait la même forme que d’habitude. J’obtiens confirmation en ouvrant la poche supérieure, mon ordinateur n’est plus là. Je m’en doutais, à ce moment là ça n’est même plus une surprise. La joie retombe aussi vite qu’elle était montée, tout de même atténuée par le fait d’avoir retrouvé le sac-à-dos en lui-même ainsi qu’une partie des affaires. Mais je vais devoir faire maintenant l’état des lieux des dégâts…

Mon ordinateur portable ainsi que tout le matériel informatique, le solide couteau qui m’accompagnait dans tous mes voyages depuis plus de 7 ans, ma petite sacoche beige est encore là mais je ne me fais pas d’illusion en l’ouvrant : tout l’argent a disparu, environ 250€, plus l’intégralité de ma collection de billets de chaque pays traversé…

Je n’ai pas le temps de vérifier toutes les poches et tous les recoins du sac, je pense alors à ce moment là, à tord, avoir perdu aussi mes papiers (carte d’identité, permis de conduire, etc.) et toutes mes cartes mémoire (une petite dizaine de cartes avec des milliers de photos dessus).

Quant à mon passeport, mon appareil-photo et ma carte bancaire, ils se trouvent toujours dans la petite poche secrète du pantalon avec lequel je dormais durant le cambriolage.

Je garde toujours sur moi ce « minimum absolu de survie » lorsque je dois dormir dehors ou dans un endroit à risque : passeport, carte bancaire, appareil-photo (compact), un peu d’argent liquide (euros ou dollars pouvant être échangés facilement) et une clé USB contenant des fichiers importants (photocopies des documents d’identité, états de mes comptes, carnets de notes, sauvegardes diverses). Heureusement, le voleur ne m’a pas fait les poches de pantalon pendant mon sommeil.

J’ai récupéré mon sac-à-dos mais la situation n’est pas pour autant rétablie, il me manque toutes mes affaires de valeur. Et si elles se trouvaient encore dans le train ? Je décide d’aller interroger d’autres passagers en espérant tomber sur quelqu’un qui parle quelques mots d’anglais. Mais ça n’est pas gagné. Et puis nous sommes en pleine nuit, la plupart des passagers sont endormis.

C’est à ce moment que je vais rencontrer Vanessa, une voyageuse allemande arrivée d’un autre wagon, elle aussi s’est fait faucher son ordinateur portable dans sa cabine qu’elle partageait pourtant avec d’autres passagers. Deux voyageuses coréennes l’accompagnent, elles-aussi totalement décomposées par le vol de leurs affaires personnelles.

Nous décidons avec Vanessa de prendre les choses en main et d’aller interroger tous les passagers du train, un par un, de les réveiller s’il le faut, afin de comprendre ce qu’il s’est passé et de vérifier à la fois toutes les cabines et tous les bagages. Nous avons l’espoir -insensé- que le (ou les) voleur(s) se trouveraient encore dans le train avec nos affaires.

Partant de ce principe nous décidons de mener notre enquête le plus rapidement et le plus intelligemment possible, avant la prochaine gare dont nous ne connaissons rien, ni le nom, ni la distance.

Une heure durant nous passons de cabine en cabine, de couloir en couloir, de wagon en wagon, interrogeant chaque passager dans un mélange de gestes, de mimes, de grimaces et de quelques mots d’anglais, d’allemand ou de français qui, parfois, ne semblent pas totalement dénués de sens dans les oreilles de certains passagers.

Nous fouillons brièvement -mais avec acharnement- la quasi-totalité des bagages et inspectons les moindres recoins du train : lits, placards, cabines, toilettes, trappes et faux plafonds, tout ce qui pourrait servir de cache pour y loger nos affaires dérobées.

Curieusement la majorité des passagers se sont montrés plutôt compréhensifs et ont acceptés d’ouvrir leurs bagages pour nous aider dans notre enquête.
Mais en vain.

Nous réalisons alors, en recoupant toutes les informations que nous avons pu obtenir sur la desserte de ce train, position des gares et heures de passage, avec nos phases de sommeil, le franchissement de la frontière et l’heure estimée du « crime », que les voleurs se sont probablement enfuis depuis un moment déjà, dans la région frontalière dont nous sommes déjà loin…

Nous arriverons à Belgrade vers 6h00 du matin, bredouilles, fatigués, démoralisés, mais avec le sentiment du devoir accompli et un certain soulagement d’avoir tout tenté pour récupérer nos biens.

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3) Belgrade – Serbie

14 décembre 2014

C’est en tout début de matinée que notre train arrive à son terminus : Belgrade.

Après un café chaud dans la gare et un semblant de petit-déjeuner, nous décidons avec Vanessa de nous rendre au poste de police pour déposer une plainte. Evidemment, aucun des policiers ne parle le moindre mot d’anglais. Mais heureusement nous sommes maintenant accompagnés d’Aleksa Radovanic, un jeune serbe rencontré dans le train peu avant d’arriver en gare, il parle anglais et nous sera d’une très grande aide avec la police !

Nous expliquons alors ce qui s’est passé et donnons la liste de tous les objets volés. Nous n’avons aucun espoir de retrouver quoi que ce soit et les policiers ne cherchent d’ailleurs pas à nous rassurer… En fait, on sent bien qu’on les dérange avec notre déclaration, mais ils font malgré tout leur boulot sans rechigner.

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Nous passerons la matinée entière dans la gare, naviguant entre guichets, poste de police et brasserie où nous pouvons utiliser le wi-fi gratuitement en engloutissant quelques boissons chaudes.

Ici, en Serbie, on paye en Dinar, et un euro vaut approximativement 120 Dinar.

Malgré les difficultés de connexion et le moral à zéro je parviens à arranger un rendez-vous avec un couchsurfeur pour ce soir. En attendant, pour profiter tout de même de cette belle journée ensoleillée nous irons visiter Belgrade, une bien jolie ville.

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Le hasard le plus total voudra que nous fassions aujourd’hui quelques rencontres particulièrement éclairantes dans les rues de Belgrade. Nous obtiendrons des informations détaillées sur le « réseau du train Sofia-Belgrade » : Il s’agit d’un groupe généralement constitué de deux hommes et une femme, extrêmement bien organisés et agissant plusieurs fois par semaine, repérant les cabines vides pour y établir leur « planque » et ciblant principalement les voyageurs étrangers pendant leur sommeil. Il paraît même qu’il s’arrangent avec les contrôleurs et avec la police pour opérer en toute impunité… Un petit billet dans ta poche, et hop, ni vu ni connu.

Il ne s’agit donc pas d’un vol malencontreux et improvisé, mais plutôt d’une mafia locale aux méthodes bien rodées. Si seulement nous avions su ça avant de monter dans ce train de malheur…

Le soir, mon couchsurfeur Vladimir Hobo me donne rendez-vous devant la gare et accepte volontiers la compagnie additionnelle de Vanessa qui n’a pas d’endroit pour dormir et qui préfère attendre le lendemain pour quitter Belgrade avec moi.

Nous nous retrouvons quelques heures plus tard propulsés en plein milieu d’une fête d’anniversaire avec Vladimir et toute sa bande de copains. L’alcool coule à flot et tout le monde s’amuse. Quelle transition ! Le contraste émotionnel est assez particulier à vivre, mélange de déprime, de festivités, de solitude et de camaraderie.

Les gars n’en reviennent pas de cette histoire de vol et de bande organisée dans le train, ils sont désolés et surtout dégoûtés par l’image que nous a donné leur pays aujourd’hui. L’un d’entre eux nous propose même un peu d’argent pour payer les futurs billets de train, nous refusons bien évidemment mais le geste fait chaud au cœur.

Nous abandonnerons la soirée « pas trop tard » avec Vanessa pour récupérer quelques heures de sommeil. Demain est une nouvelle journée de voyage, et cette fois pas question de partir de nuit !

C’est donc dans la matinée que nous quitterons Belgrade, toujours en train, et cette fois à destination de Budapest, en Hongrie. Sept heures de voyage en place assise, un billet à 1900 Dinar (une quinzaine d’euro) que j’ai décidé de ne pas payer, fauché comme les blés, et considérant à juste titre que la déclaration de vol de la police serbe ferait office de ticket auprès du contrôleur !

Devenus un peu paranos après toutes ces histoires nous nous arrangeons avec Vanessa pour ne pas nous endormir simultanément au cours de cette longue journée de train, histoire de toujours garder un œil sur les affaires…

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4) Budapest – Hongrie

15 décembre 2014

Arrivés à la gare de Budapest dans la soirée déjà bien avancée, nous avons maintenant rendez-vous avec ma couchsurfeuse hongroise : Véra.

Mais je dois d’abord trouver une connexion internet pour échanger quelques messages avec Véra et récupérer son adresse, puis dénicher un plan de la ville et du réseau de transports, rejoindre le métro, puis le tramway, déambuler encore quelques minutes à pied entres les bâtiments d’un joli quartier historique, et nous y voilà enfin !

J’arriverai un peu plus tard que prévu (il doit être entre 21h00 et 22h00) et surtout un peu gêné d’avoir à imposer mon « invitée surprise » : Vanessa. Mais Véra se montrera vite compréhensive après le récit de notre désolante histoire de vol de sac-à-dos…

En arrivant en Hongrie je me retrouve pour la première fois dans l’espace Schengen, je ré-intègre aussi l’Union Européenne, après l’avoir brièvement quitté en Serbie. Mais par contre je ne suis toujours pas dans la Zone Euro ! La monnaie hongroise, c’est le Forint, et au moment où je traverse le pays le taux de change est de 1 Euro pour 306 Forint.

Le lendemain matin, Vanessa s’en va. Elle nous quitte et reprend sa route vers l’Allemagne où elle espère maintenant arriver le plus vite possible. Mais après ce que nous avons vécu ensemble et partagé d’émotions il est clair que nous resterons en contact. L’épreuve aurait été infiniment plus difficile à supporter en étant seul-e, pour elle comme pour moi. Auf wiedersehen Vanessa, take care !

Quant à moi je passerai une nuit supplémentaire chez Véra, avec qui le courant passe bien. En plus, elle parle parfaitement français ! Quelques ballades au soleil dans Budapest viendront combler une journée qui passe beaucoup trop vite. Mais Budapest, comme d’autres capitales européennes, seront certainement au programme de mes prochains voyages…

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Puis il est temps déjà de reprendre la route vers ma prochaine étape : Vienne, en Autriche.

Au revoir Véra, et merci pour tout ! Cette fois c’est en autocar que je quitterai la Hongrie, à peine quatre heures de route et je serai à Vienne.

L’Autriche… Si proche de la France…
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5) Vienne – Autriche

17 décembre 2014

Pour la première fois en quatre ans et demi je suis de retour en Zone Euro !

Et même si je n’ai pas été sans apercevoir quelques billets d’Euro durant toutes ces années, et même si objectivement ils sont très moches, j’éprouve une certaine émotion à les revoir dans leur habitat naturel !

A Vienne, je n’ai pas réussi à contacter de couchsurfeurs, le temps m’a manqué, les quelques réponses furent négatives. Mais mon acolyte allemande Vanessa, qui m’a quitté la veille, m’a tout naturellement arrangé un rendez-vous avec Marlene, une de ses copines autrichiennes habitant à Vienne, super !

Marlene est très gentille, un peu timide et agréable à discuter. Elle aussi est inscrite sur le site Couchsurfing et elle accueille parfois des voyageurs étrangers même si cela n’est pas du goût de son colocataire.

La soirée sera douce et relaxante, toute en musique, la nuit sera calme et apaisante dans ce petit nid douillet. Le lendemain matin Marlene prendra un peu de temps pour me faire visiter le centre-ville de Vienne et le joli marché de Noël.

Marlene fut officiellement la toute dernière personne à m’avoir hébergé durant ce long voyage autour du monde. Pour cette raison elle me laissera un souvenir unique et bien particulier. Pour la remercier, symboliquement, je lui ferai parvenir un petit cadeau une fois rentré en France.

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6) Sankt Pölten – Autriche

18 décembre 2014

Le jour J est arrivé. Cet après-midi je quitte Vienne en train pour me rendre à 70 km d’ici dans une petite ville de banlieue où j’ai donné rendez-vous à mes parents : Sankt Pölten.

Après une heure de voyage dans un train autrichien moderne, confortable et très cher, je débarque à la gare de Sankt Pölten avec l’espoir incertain d’y retrouver mes parents. Incertain, car le rendez-vous a été pris par e-mails interposés quelques jours plus tôt, le lieu de rendez-vous a été modifié au dernier moment et je n’ai pas de téléphone portable avec moi…

Finalement, pas d’incompréhension ni d’un côté ni de l’autre. Après avoir descendu le quai et traversé une partie de la gare je les aperçois tous les deux devant l’entrée principale, ils attendent impatiemment, debout, l’un contre l’autre, chaudement vêtus. Ils attendent mon retour.

Ca y est je suis là, pour eux, et eux sont là pour moi. Nous nous retrouvons, après quatre ans et huit mois d’absence. L’émotion nous arrache les larmes. Nous nous embrassons et nous contemplons mutuellement. Les mots viendront plus tard.

Dans un geste désespéré sortant des profondeurs de ses entrailles mon père me montre la paume de sa main grande ouverte, les cinq doigts tendus, et parvient entre deux spasmes à prononcer ces quelques mots : « cinq ans, cinq ans » …

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7) Retour en France en camping-car !

Nous décidons de prendre la route le soir même car nous devrons être rentré en France pour préparer Noël et accueillir la famille pour le repas du 24. Le timing de mon retour n’est vraiment pas idéal…

Quant à la météo, on aurait difficilement pu faire pire ! Robert et Sylviane viennent de passer trois jours sur la route sous une pluie battante et un froid de canard pour venir à ma rencontre, et nous allons avoir à peu de chose prêt le même temps pour le trajet du retour.

Le 18 décembre au soir nous dormons sur un parking de magasin dans la région de Salzburg à la frontière Autriche-Allemagne.

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19 décembre 2014

La journée suivante commence plutôt bien, avec le soleil, avant de laisser place dans l’après-midi à une épaisse grisaille et de grosses averses. Les dernières heures de route sont sordides, nous terminons de traverser l’Allemagne dans l’obscurité d’une pluvieuse soirée hivernale, essuie-glaces à plein régime sur l’autoroute !

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Nous arrivons le soir à Baden-Baden, tout prêt de la frontière alsacienne où nous allons passer la nuit sur une petite aire de repos pour camping-car. Un dîner au restaurant, attablés aux côtés d’un charmant couple de voyageurs allemands, marquera le point final de cette longue journée de route.

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20 décembre 2014

Après avoir vu passer avec une certaine émotion le panneau « FRANCE » bêtement planté sur le bord de la route, c’est par l’Alsace que nous entamerons cette dernière ligne droite. Très belle région, petits villages plein de charmes et savoureux restaurants. Puis nous ferons un arrêt à Colombey-Les-Deux-Eglises, qui se trouve pile sur notre route, avant de traverser encore quelques départements sous la grisaille persistante.

Une troisième et dernière nuit bien au calme dans le camping-car, garés sur le parking de la clinique de Chaumont, et nous pourrons alors attaquer avec sérénité l’ultime tronçon du voyage.

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21 décembre 2014

Après une nouvelle journée de route assez monotone dans la brumaille hivernale, c’est en toute fin de journée que j’aperçois, juste au dessus de l’horizon, les flèches de la Cathédrale de Chartres qui s’élancent vers le ciel, symbole parmi les symboles de mon retour à la maison.

C’est donc en ce dimanche 21 décembre 2014 que je retrouve la maison familiale à Saint-Aubin-des-bois, petit village de Beauce à proximité de Chartres.

Il fait nuit depuis plusieurs heures quand nous arrivons enfin et je redécouvre et contemple avec une immense émotion la maison dans laquelle j’ai vécu une grande partie de ma vie. Le passé se mélange avec le présent, le temps s’est accéléré ces derniers jours, les distances ont maintenant disparues, j’ai bien du mal à réaliser ce qui est en train de se passer.

Mon voyage est terminé.

Il me faudra du temps pour retrouver mes esprits, pour me réadapter à ce monde, à ces lieux, à cette vie, à cette façon de vivre. Il faudra du temps…

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Ainsi se termine le dernier chapitre de mon voyage autour du monde débuté en Mai 2010, il y a tout juste quatre ans et huit mois. Ainsi se referme le grand livre des Aventures de Froggy.

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Mon itinéraire à travers l’Europe : Bulgarie, Serbie, Hongrie, Autriche, Allemagne et France.

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Saint Aubin des Bois. Décembre 2014

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Commentaire(s) (27)

MERCI de nous avoir fait partager tes aventures. BRAVO

Merci Romain ! :-)

De l’aventure jusqu’au bout !

Un article qui me rappellera naturellement le vol de mon sac à dos en Russie.

Comme quoi même après plus de 4 ans de voyage, les surprises sont encore rendez vous.

Bonne chance dans la suite de ton voyage car au final la vie est un voyage.
Un voyage ennuyant ou riche en émotions. Chacun est libre de choisir.

C’est vrai que j’ai pensé à toi quand mon sac a disparu en Serbie… Et puis au poste de police de Belgrade avec l’interprête de fortune rencontré dans le train, tout comme pour toi à Irkutsk en 2010. Et puis ce document en cyrilique délivré par une police pas très hospitalière… Ca fait beaucoup de points communs !
On pourrait même rajouter le retour en France qui a suivi juste quelques jours plus tard, même si dans mon cas il était déjà prévu, et non subit comme pour toi en 2010. Mais quand même !

De l’aventure jusqu’au bout, c’est vrai, même si je me serais bien passé de celle-ci.

Bon voyage à toi aussi pour la suite…

Après ces presque 5 ans, ce périple et cette multitude de fabuleux récits. Je n’ai plus que ces mots : CHAPEAU BAS, BRAVO et MERCI .

Merci à toi Dan. :-)

En effet presque 5 ans de voyage pour Adrien comme pour moi-même, et plus de 6 ans d’écriture d’articles en tout et pour tout !

Tout est dit, respect et merci j ai rarement lu un blog aussi riche en details et avec une aventure passionnante
je sais pas sur combien de pages tiendraient vos recits mais ya probablement moyen de sortir deux livres haha

Merci beaucoup Cédric…

Je crois que si on mettait bout-à-bout tous les articles écrit depuis début 2010 on pourrait en sortir quelques livres !

Félicitations pour ce blog extrêmement intéressant. Cela fait des années que je vous suis tous les deux sans intervenir. J’ai beaucoup voyagé grâce à ce blog.

Un grand merci à toi aussi Alex pour ton message… Ca fait sacrément plaisir de voir -ou même de découvrir- que l’aventure fût lue et partagée de bout en bout avec vous tous, les lecteurs cachés ! ;-)
C’est extraordinaire :-)

J’ai jamais posté mais j’ai tout lu! Merci d’avoir partagé ce magnifique voyage.

Par curiosité, j’aimerais bien savoir comment s’est passé la réadaptation et ce que tu fais aujourd’hui.

PS: juste une petite erreur. Dans la partie 1, tu parles de Belgrade en Bosnie.

Salut Vincent et Merci beaucoup pour ton message.

Pour répondre à ta question, ca fait donc un an et demi maintenant que je suis rentré en France et je crois que je ne me réadapterai jamais vraiment à une vie sédentaire et à un rythme de travail classique.
Mais la vraie phase de réadaptation, la plus difficile, la plus étrange, a duré une bonne partie de l’année 2015, pendant 5-6 mois j’étais un peu perdu et je n’avais pas la motivation pour travailler ou chercher du travail, ni pour écrire les derniers articles d’ailleurs (c’est pour ça que ça a pris autant de retard).
Au début il a fallu faire un tas de démarches administratives pour me réinsérer dans le système (assurance, impôts, santé, sécurité sociale, etc.) plus les inscriptions à Pole-Emploi et dans les agences d’intérim.
Un long parcours administratif, compliqué, fatiguant. Heureusement mes parents m’ont beaucoup aidé pour cela, sinon je ne m’en serais jamais sorti !

C’est lors de mes premiers petits contrats d’intérim mi-2015 que j’ai commencé à me sentir à nouveau réintégrer le « système » à travers le monde de l’entreprise (même si au début ça était très précaire) : contrats, travail, salaires, contact social nouveau, etc.

J’ai redécouvert avec beaucoup de plaisir (et de magie) le cycle des quatre saisons et l’environnement qui change semaine après semaine. Il faut être stable et fixé au moins une année pour pouvoir l’apprécier pleinement ! :-)

J’apprécie aussi la stabilité et le confort, il faut être honnête, mais quand même je trouve ça assez ennuyeux à la longue. Par contre je ne supporte pas bien la routine qui nait de la stabilité.

J’ai retrouvé depuis quelques mois un travail fixe et à plein temps, dans mon ancien domaine l’informatique.

Je rêve toujours de voyager. Peut-être pas exactement comme avant, pas aussi longtemps, pas de façon si rudimentaire, mais trouver un juste équilibe entre une vie stable et des périodes de voyage-aventure en déconnection totale.
Mais avec seulement 5 semaines de congés par ans, je ne vois pas comment trouver cet équilibre.
(5 semaines de congé = 47 semaines de travail sur une année, c’est tout sauf un équilibre!)

Je n’ai pas encore trouvé un rythme de vie qui me convient. On verra ce que le futur me réservera…

ps: J’ai bien rectifié cette petite erreur de frappe concernant Belgrade, en Serbie et non en Bosnie. Merci ! ;-)

J’ai commencé la lecture en 2011 pour ma part, content de lire l’aventure jusqu’au bout.

J’en ai presque versé ma larme sur les retrouvailles. Le coeur doit sacrément battre dans ces moments là.

En espérant que tu écriras quelques articles sur la suite. Le temps doit être bien long dans les premiers mois qui suivent le retour (même si tu es retourné en Asie par la suite ?).

Cher lecteur assidu,
Il est vrai que les retrouvailles furent un moment très fort, émotionnellement, de cette fin de voyage.
Mais ceci fût surtout vrai pour les premières retrouvailles, avec mes parents.
Les retrouvailles suivantes (avec le reste de ma famille et mes amis) se passèrent beaucoup plus naturellement. C’est un peu comme si les retrouvailles avec mes parents marquèrent -inconsciemment- quelque chose de beaucoup plus large : LE retour en france (à travers eux), LA fin du voyage, et d’une certaine manière LES retrouvailles avec tout le monde…
Une fois cette première porte ouverte, tout ce qui a suivi a été plus facile, plus naturel.

En fait, dans les premiers mois qui ont suivi le retour, je n’ai pas vu le temps passer, il s’est écoulé tellement vite que je me suis retrouvé mi-2015, puis fin-2015, sans arriver à synchroniser mon esprit avec le monde exterieur.
C’est extrêment désagréable et même déprimant de voir le temps passer sous ses yeux à toute vitesse sans parvenir à l’attraper au passage. J’ai eu l’impression de passer complètement à côté de ma vie pendant environ une année, et peur d’imaginer le reste ma vie toute entière se dérouler à la même vitesse folle pour me retrouver, demain, à la fin de mon existence, vide.
Alors que mon rapport au temps était à l’exact opposé durant mes 5 années de voyage : le temps passait si lentement que j’ai eu l’impression d’avoir vécu plusieurs vies entières à l’intèrieur même de ce voyage. C’est peut-être le violent contraste, au moment du choc du retour en France, qui m’a totalement perturbé dans ma perception du temps.

Depuis cette année, je crois que je commence à me « re-synchroniser », même si je trouve que le temps passe très vite, et surtout que je le rempli de très peu de choses interressantes.

Effectivement je suis retourné en Indonésie/Malaisie en ce début d’année 2016, j’ai aussi refait quelques petits voyages depuis l’an dernier en France et en Europe.
Mais je regrette parfois le temps où je bourlinguais sur les routes du monde sans me soucier de quoi que ce soit, surtout sans me soucier du temps qui passe…

Merci d’avoir partagé toutes vos aventures, ce fût un plaisir de vous lire et de vous avoir rencontré.
Mes amitiés à vous deux, et à bientôt dans l’hexagone ou ailleurs :)

Salut Jeremy,
Le plaisir de t’avoir rencontré sur la route est un plaisir partagé, du fond du coeur, tout comme le plaisir de lire les aventures l’un de l’autre ;-)

A bientot j’espère pour d’autres discussions passionnées.

Félicitations à vous pour ce blog, pour vos aventures à tous les deux! :)
Merci de m’avoir donné le goût de l’auto-stop, je pense que je n’aurai jamais levé le pouce si je n’étais pas tombé sur ce site. Et pour le peu que j’ai fait, l’auto-stop m’a déjà beaucoup apporté.
Ca va me faire tout drôle de plus avoir d’article de voyage à me mettre sous la dent dans l’immédiat…
En ce qui me concerne, ça doit faire à peu près 3 ans que je lis vos articles (après avoir rattrapé mon retard), et ça va me manquer^^
J’espère -même si j’imagine à quel point ça a du être dur d’entretenir un blog pendant si longtemps- qu’on aura de vos nouvelles de temps en temps à tous les deux :)
Bonne route!

Salut Drien,
Merci beaucoup pour ton chaleureux message…

Quelle grande joie nous ressentons lorsqu’un lecteur nous confie que ses propres voyages ont trouvés en partie racine et inspiration sur ce blog ! :-)

C’est vrai que l’écriture des articles nous a demandé pendant toutes ces années des centaines et des centaines d’heures de travail. Mais toujours avec beaucoup de passion et de plaisir à écrire, à partager, et puis à lire en retour les commentaires.

Peut-être y aura-t-il quelques nouveaux articles dans le futur, des bilans par exemple, sur tel ou tel sujet, ou des reflexions personnelles liées au voyage. Peut-être aussi de futurs récits de voyage… L’avenir le dira !

Bonne route à toi aussi…
Explore le monde ! ;-)

Merci beaucoup pour ce blog qui est une vraie mine d’information pour qui veut voyager. Merci de nous avoir fait voyager avec vous et fait rêver pendant toutes ces années.
Et je te remercie tout particulièrement de m’avoir fait franchir le cap, car grâce à tes récits captivant, j’ai pu me rendre en PNG et je ne le regretterai jamais! :)
j’espère qu’il y aura un futur voyage et donc une suite à ce blog :)
Félicitations en tous cas!!!

Salut WorldCitizen,

Merci infiniment pour ton message :-)

As-tu écrit ou mis en ligne quelque chose concernant ton voyage en PNG ? Peux-tu me dire (brievement) dans quelles régions tu as voyagé et ce qui t’a marqué le plus dans ce pays ?

Concernant les futurs voyages, il y en a déjà eu quelques uns pour ma part (mais des tous petits!) depuis mon retour en France fin 2014. J’ai notamment passé 2 mois sur l’ile de Bornéo en Indonésie/Malaisie au début 2016 (que peut-être je relaterai sur ce blog mais le temps me manque pour écrire…) et je commence aussi à m’entrainer à voyager à vélo (en France pour l’instant, sur de petites durées), le vélo est un mode de voyage fabuleux que j’apprécie de plus en plus.
J’espère un jour (mais pas tout de suite) me lancer dans un grand voyage à vélo…

Salut Julien,

Non je n’ai rien publié sur internet, je n’ai pas ton courage de tenir à jour un blog comme le tien, tout mon respect pour ce travail d’ailleurs!! :)

Pour la PNG, je suis resté 1 petite semaine à Port-Moresby puis je suis allé 3 semaines dans un petit village (Karamui) dans la province de SIMBU.

J’ai vraiment été marqué par la générosité et l’accueil des habitants, (je n’ai jamais été 2 minutes tout seul pendant 1 mois) Une marche de 3 jours dans la jungle (oui je t’ai pas mal recopié ;) ), les paysages. Le sagou j’ai eu du mal par contre!

mais je regrette de ne pas avoir été sur le littoral. En fait tu m’avais vraiment donné envie d’aller à Vanimo ou Wewak mais je n’ai pas pu y aller.

Stop ou vélo, le choix est difficile, tant la balance avantages/inconvénients est différente! Que préfères-tu dans le vélo?
Si tu continues à voyager en France, fais moi signe si tu passes en Haute-Savoie! :)

Une semaine à Port Moresby, c’était pour des raisons administratives ou bien le temps d’organiser ton voyage ?
Il parait que c’est l’une des villes les plus dangeureuses du monde, je n’y ai fait qu’un bref passage donc pas vraiment eu le temps de « visiter », à part le célèbre Parliament House.

Les régions des hautes-terres sont magnifiques, avec leurs propre style, tout comme les régions littorales sont magnifiques dans un tout autre décors.
C’est vrai que j’ai une préférence pour le littoral (la mer à 30°C, les plages paradisiaques, les cocotiers, les fruits et le délicieux poisson frais, etc.) mais j’ai des souvenirs incroyables aussi de certains coins dans l’interieur des terres, comme la région de Goroka et ses petits villages aux chaumières fumantes, ses rivières de montagne, sa végétation et ses jardins luxuriants, la relative fraicheur la nuit.
C’est peut-être la région où j’ai le plus envie de retourner en PNG, avec aussi les iles de New Britain et New Ireland que je ne connais pas encore…

Pour répondre à ta question, j’apprécie l’autonomie du voyage en vélo, quand tu n’as besoin de personne d’autre que toi-même pour avancer, seulement d’une route ou d’une piste, de quelques outils et pièces de rechange, d’une tente et de quelques provisions.
J’aime aussi le fait de pouvoir s’arrêter où l’on veut et quand on veut, donc de visiter la campagne et les coins reculés à son rythme, tout en progressant relativement vite (100-150km/jour) en ayant la possibilité de traverser des villes régulièrement pour se ravitailler et revenir à la « civilisation ».
Avancer par ses propres moyens, sans moteur, sans pétrole, sans electricité, sans polution et sans bruit, à la seule force de ses jambes, c’est une satisfaction permanente : l’effort fourni est constamment récompensé, et l’on apprécie aussi bien plus les moments de repos, et les rencontres.

J’avais justement écrit un petit article quand j’étais en Australie sur les différences entre vélo et autostop (ou du moins mon ressenti du moment après un voyage en vélo qui avait fait évoluer ma façon de concevoir le voyage) :
« Comparatif vélo/autostop : 2 modes de voyage à petit budget » :
–> http://tourdumonde2010.free.fr/wordpresstdm/?p=6325

Au fait merci je note pour la Haute-Savoie, à l’occasion, avec plaisir ! :-)

J’ai commencé la lecture de ce blog il y a des années, au cours d’une simple recherche d’information alors que j’étais moi-même plongé dans un long voyage. La lecture de vos péripéties m’a alors beaucoup inspiré, et m’a encore tenu en haleine bien après mon retour. C’est donc avec une certaine émotion que j’ai lu ce dernier article!

Merci de nous avoir fait partager votre voyage. Les articles ont été très informatifs et m’ont permis d’apprendre pleins de trucs, du régime politique à la culture locale, sur des pays dont j’avais aucune idée auparavant. Mais en plus de ça, votre périple a été haut en couleur, original, et aussi agréable à lire qu’un roman. Sans vouloir vous jeter des fleurs non plus, j’ai lu ce blog comme une véritable leçon de débrouillardise et une inspiration à repartir sur les routes.

J’espère que d’autres voyages suivront, et seront documentés sur ce blog!

Encore merci, et tout de bon pour la suite!

Salutations de Suisse

Bonjour Gustave,

Merci beaucoup pour ton message, c’est très touchant.
Personnellement, j’espère aussi que d’autres voyages viendront, tôt ou tard, et j’espère aussi avoir le « courage » et le temps de reprendre l’écriture sur ce blog, même si ca ne sera clairement plus une activité « à plein temps » comme avant.
Si je parviens à me relancer (à la fois sur des projets de voyage, et sur l’écriture) alors ca sera encore avec plaisir que je partagerai de futures aventures.

Quelle aventure, ce blog ! Quand j’y repense… :-)

Bien le bonjour en Suisse ;-)
Julien

Tout est tellement bien exprimé que l’on « vit » toujours intensément chaque ligne, comme si nous aussi, étions présent dans ce voyage.
Il est vrai que pour le retour, alors que tu as visité des pays très éloignés, pauvres… tu n’auras eu aucun soucis d’agression ni de vol, et paf, là te voilà pendant ton sommeil délesté d’une partie de ce que tu avais de plus cher sentimentalement. On sent, dans tes propos la déception, non pas de la valeur des appareils ni l’argent liquide qui a été volé mais une partie de toi -représentant 4 ans de voyage et donc de souvenirs très importants – qui n’existent plus. Envolés ! et tout cela en Europe, à coté de chez toi. Plus que rageant, c’est révoltant.
C’est la première représentation, que tu décris si bien, de tes sentiments (surtout de l’amertume). Et aussi tes retrouvailles avec tes parents -le climat qui vous entourait à l’arrivée en Autriche à St Pölten. – On perçoit l’électricité qui vous enveloppait comme si dans cette grande gare, il n’y avait plus que vous trois.
Rattraper presque 5 ans d’absence, ce n’est pas rien…
Pour eux cela pouvait presque représenter une deuxième naissance.
Et puis la troisième chose importante, c’est à la lecture de tous les commentaires de tes fidèles « abonnés », ils s’en trouvent qui ont eu le déclic pour se lancer dans le grand voyage. Ils t’en remercient aujourd’hui de les avoir aidé à franchir le pas.
Bien entendu, vous êtes deux à être remerciés, toi et Adrien.
Ce furent de beaux moments pour ta vie, et pour nous, des moments de rêves. Un voyage par procuration en quelque sorte.
Merci encore une fois.

Salut Julien,

J’avais laissé un commentaire concernant ta réadaptation en juillet dernier et tu m’avais répondu.

Je viens à mon tour de rentrer de voyage (bien moins long que le tiens) et je pense être dans la phase qui a duré 5-6 mois chez toi où tu te sentais perdu.

Il se trouve que je travaillais aussi dans l’informatique avant de partir ( et j’aimais ça). Maintenant que je suis revenu, j’ai l’impression que ça ne me motive plus tant que ça à retourner dans ce domaine. Je voulais savoir si tu t’étais complètement réintégré dans ce domaine et si tu prenais à nouveau plaisir à aller travailler?

Et par hasard, mais il me semble que tu n’es pas en région parisienne, j’aurais aimé te rencontrer autour d’un verre pour discuter de ton voyage, de ton retour, etc …

Salut Vincent, content d’avoir de tes nouvelles !

Je comprend ta situation et c’est vrai que je suis un peu passé par là aussi, que j’ai bien cru ne plus jamais re-travailler en informatique, mais que le destin en a décidé autrement.

J’ai eu du mal à me réintégrer dans ce domaine car j’ai beaucoup perdu en connaissances depuis toutes ces années sans travailler. Même aujourd’hui, je vois bien mes limites par rapport à ca.

Mais je dois dire que le boulot que j’ai trouvé me plait assez et que, après avoir fait de l’intérim pendant un an avec des boulots diffciles, notamment à l’usine, et sous-payés, je suis bien content d’avoir retrouvé un job en informatique, relativement interressant.

D’un autre côté, quel que soit le boulot, je sais que je n’accepterai jamais le fait d’être prisonnier d’un travail qui occupe toutes mes jounrées, mes semaines, mes années, et qui me laisse à peine quelques miettes de temps libre pour vivre ma vie à côté.

Au fait, je serai ravi de te rencontrer pour boire un verre et discuter. Je suis à Chartres, à une heure de Paris, donc il m’arrive parfois de venir à Paris le week-end.

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