Du bateau-stop en Papouasie-Nouvelle-Guinée [2/3] : Bienvenue à bord !

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Publié par Froggy | Classé dans Océanie | Publié le 06-03-2014

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P1170252Cet article fait suite à celui publié quelques semaines plus tôt : « Du bateau-stop en PNG [1/3] : Enquête chez les Papous »
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Le bureau du gros-arbre

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A Daru mes recherches de bateau m’ont menées jusqu’à un certain monsieur nommé Daira Ona, présenté comme le « Chairman » , le chef de l’équipe d’ouvriers travaillant pour la compagnie d’exploitation forestière. C’est lui qui m’autorisera à rejoindre son équipe sur le cargo, avec l’accord du capitaine du cargo (qu’il négociera à la toute dernière minute, une fois arrivé à bord!). Il me faudra aussi obtenir l’autorisation du service d’immigration de Daru puisque le cargo sur lequel je vais voyager est un navire « international » qui arrive de l’extérieur et qui repartira ensuite vers l’Asie quand il aura terminé sa mission en PNG.

Le plus compliqué dans la préparation de ce périple fut de ne jamais savoir, pendant presque 2 semaines, quel jour allait arriver le cargo et quel jour allait s’effectuer l’embarquement. Il me faut donc aller chaque jour aux nouvelles pour être sur de ne pas rater mon cargo ! C’est sous le « big-tree office » comme je l’appelle (le bureau du gros-arbre), que je rencontre le Chairman tous les matins, assis sur l’une des énormes racines qui sortent de terre, à l’ombre des branches, lisant le journal et mâchant ses noix de bétel les pieds nus sur la terre fraiche ! Son bureau fait de racines et de terre est aussi le point de rendez-vous des ouvriers qui attendent les nouvelles du cargo tout comme moi, mais également un lieu de socialisation pour tous les Papous qui passent à cet angle de rue, mâchant et crachant tout rouge leurs noix de bétel à longueur de journée.

Les informations sur l’arrivée du cargo étant complétement aléatoires, je passerai parfois la journée entière à attendre sous le gros-arbre avec mon sac-à-dos, prêt à partir à tout moment, pour finalement rentrer dormir le soir au campement faute de bateau pour quitter Daru… Journées de perdues à attendre, stress inutile, organisation de mes affaires et préparation de mon sac-à-dos pour rien, plusieurs fois dis au revoir à tous mes camarades au campement sans savoir que j’allais les revoir le soir même… Bref, un calvaire d’organisation ce départ de Daru ! Jusqu’au jour ou enfin… l’attente ne sera pas vaine, l’information officielle sera… officielle (pour une fois) !

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