Carnet des Indes – Chapitre 4 : Le Sri Lanka

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Publié par Froggy | Classé dans Asie | Publié le 31-12-2015

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drapeau sri-lankaIntroduction : Pourquoi le Sri Lanka ?

Mon séjour au Sri Lanka s’est programmé presque à la dernière minute lors de mon voyage en Inde.

Mon visa indien arrivant à expiration et mon visa iranien n’étant pas prêt avant encore plusieurs semaines, il me fallait alors un endroit de « transition » entre l’Inde et l’Iran. J’ai naturellement choisi le Sri Lanka, à la fois tout proche de l’Inde et où je ne suis encore jamais allé.

12 Octobre 2014 : après un vol d’une heure et demi depuis Chennai (car malheureusement pas de liaison maritime actuellement à cause de conflits politiques entre les deux pays) je débarque à l’aéroport international de Colombo au milieu de la nuit.

Puis au petit matin, après avoir dormi quelques heures dans l’aéroport je retrouve facilement la route principale, toute proche, avec l’intention de faire du stop pour rejoindre la ville de Kandy située dans l’intérieur des terres.
L’intention, certes, mais la motivation : un peu moins ! Car il suffira que je demande à un passant la direction de Kandy pour obtenir à la fois l’heure de passage du bus (imminent) et le prix du ticket de bus (dérisoire). Je n’ai plus envie de faire du stop !

Me voilà parti pour trois heures de bus en direction de Kandy, confortablement installé mais regrettant déjà un peu d’avoir cédé si vite aux sirènes du confort et de la facilité…

1) Kandy

Kandy est une petite ville (tout de même l’une des plus grandes du pays) située dans les collines à environ 500 mètres d’altitude. Il y fait légèrement moins chaud que sur la côte mais je m’attendais cependant à plus de fraicheur…

J’ai choisi de commencer par Kandy car c’est ici que se trouve le consulat indien (il y en a aussi un à Colombo et un autre à Jaffna je crois). Kandy est une ville historique inscrite au patrimoine mondiale de l’UNESCO, elle est considérée comme la capitale culturelle du Sri Lanka et c’est aussi un lieu de pélerinage bouddhiste important grâce notamment à la présence d’une relique du Bouddha.
Bref, une ville culturellement attrayante surtout avec l’idée d’y passer plusieurs jours en attendant la délivrance de mon nouveau visa indien.

Il me faudra marcher au moins une heure en arrivant en ville avant de trouver un hébergement à prix raisonnable. Tous les autres semblent hors de prix et les racolleurs sont postés à chaque coin de rue pour vendre leurs hôtels, leurs auberges, ou pour proposer leurs services de taxi ou de rickshaw au prix fort.

Je poserai mes valises au « YMCA Hostel » où j’ai trouvé la chambre la moins chère de la ville : 700 Rp (6,5$ ou 4,5€). C’est pas donné mais il va falloir que je m’y fasse : le coût de l’hébergement au Sri Lanka est plus élevé que chez ses voisins indien et asiatique.

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La ville n’a rien d’extraordinaire mais elle est tout de même agréable, plutôt jolie et relativement calme, elle est construite en bordure d’un petit lac et le tout est cerné de quelques colines et de forêts qui lui donne tout son charme.

Malheureusement l’accès à la forêt est loin d’être facile, d’abord parce que la ville est très étendue dans presque toutes les directions, mais aussi parce que le seul espace de forêt relativement proche du centre est considéré comme un « parc » (?) dont l’entrée est horriblement chère pour les étrangers : 900 Rp !! (Soit : plus d’une nuit d’hôtel, ou encore 5 à 10 repas au restaurant…). Du vol !

Je me débrouillerai donc pour entrer dans cette magnifique forêt à un autre endroit où l’accès n’est pas contrôlé. Une belle balade dans cette jungle tropicale au milieu de nombreux macaques inoffensifs et de quelques magnifiques lézards… Ballade qui m’emmènera un peu plus tard vers les hauteurs surplombant la ville avant de redescendre au bout de quelques heures au niveau du célèbre Temple de la Dent.

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Bien sur, le plus gros de mon temps à Kandy sera consacré à ma demande de visa indien. Et ça commencera très mal puisque je passerai des heures et des heures le premier jour à tourner en ville pour chercher ce foutu consulat indien dont aucune des adresses récupérées sur internet n’est correcte ! Je dois donc enquêter sur place rien que pour trouver l’endroit où il se situe. Après avoir perdu une demi-journée à tenter différentes adresses dans les quartiers les plus paumés ou les plus louffoques de la ville, alternant la marche sous un soleil de plomb et la marche sous la pluie, je m’en retrouve à prendre un bus pour traverser intégralement la ville vers un quartier de banlieue où, enfin, je trouverai le consulat, à peine indiqué même à l’entrée du bâtiment…

Ayant maintenant l’habitude des demandes de visa (et même des demandes de visa indien!) j’arrive au consulat avec mon dossier complet dont le formulaire officiel pré-rempli sur internet, imprimé et accompagné de la fameuse photo d’identité qui m’avait causé tant de soucis lors de ma dernière demande à Yangoon.

Tout est parfaitement rempli, j’ai tous les documents et j’y ai passé du temps ! Ca NE PEUT PAS ne pas marcher !

Je patiente dans la salle d’attente un moment avant d’être appelé par le type pathibulaire du bureau des visas. Pas un bonjour, pas un sourire, rien.

Je lui présente mon dossier avec le sourire et en toute confiance… Et bien non, ca ne va pas ! Le bonhomme me demande de tout refaire, d’abord sans une explication ! J’insiste pour savoir ce qui ne lui plait pas dans ce formulaire et il se décide avec nonchalance à m’en donner la raison :
–> Dans la case « Port d’entrée en Inde » j’ai naturellement rempli « Chennai » car mon billet d’avion est déjà acheté et je sais que j’arriverai en Inde à l’aéroport de Chennai. Sauf que Monsieur a décidé qu’il ne voulait pas voir de nom de ville dans cette case (alors qu’elle est explicitement prévue pour ça)… La seule chose qu’il accepte c’est la mention « Tous ports d’entrée » (all entry ports) sans que rien, mais alors absolument RIEN, ne soit écrit, ni conseillé ou même sous-entendu, sur aucune des pages du site web du consulat, ni évidemment dans le formulaire lui-même. C’est une aberration ! Je pourrai croire à une blague si le type ne faisait pas autant la gueule en essayant de se débarraser de mon dossier au plus vite.

J’ai du mal à y croire mais oui, il me demande de refaire tout le formulaire en ligne juste parce que… j’avais rempli CORRECTEMENT le premier formulaire, ce qu’il ne fallait apparemment pas faire… Une blague ? Non, seulement l’administration indienne…

Putain d’administration indienne de merde complètement tarrée. Je les hais. Hors de moi, je m’engueule avec l’agent consulaire qui fini carrément par me menacer de m’interdire de séjour en Inde… Je me calme et je quitte le consulat au plus vite afin d’éviter l’irréparable mais je continue de bouillir interieurement. Une telle profondeur dans la connerie humaine ne peut pas laisser indifférent, je suis sidéré.

Je vais devoir retourner en ville, trouver un cybercafé pas trop cher et passer un temps fou à remplir un nouveau formulaire en reprenant tout depuis le début, avant de revenir dès que possible, soit en bus (une heure dans les bouchons), soit à pied (une heure dans les fumées des bouchons…) et au final perdre plusieurs jours à cause du week-end et des horaires d’ouverture farfelus du consulat.

A chaque fois que je fais une demande de visa indien c’est la même chose : des problèmes et des problèmes, avec à chaque fois des consignes et des procédures différentes qui dépassent les limites de l’absurdité, comme à Yangoon il y a quelques mois. Bref, passons… Ils ne valent pas la peine de s’énerver, pas la peine de se faire du mal. Ils partirons en emportant leur connerie avec eux.

Je suis profondément en colère contre cette administration indienne qui m’en fait baver inutilement à chaque demande de visa.

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Ce que j’ai vraiment apprécié à Kandy ce sont les petites échoppes de jus de fruits frais que l’on trouve dans toutes les rues du centre-ville, proposant un très large choix de fruits locaux ou exotiques à boire soit en jus classique, soit en smoothie, avec toutes le combinaisons possibles et imaginables, et toujours à un tarif très honnête.

Ce que j’ai beaucoup moins aimé à Kandy c’est la découverte de la cuisine sri lankaise… que j’imaginais naïvement comme une variante de la nourriture indienne, mais qui se révèle d’une médiocrité rarement égalée. Certes pas très chers, les petits restos de rue proposent presque tous les mêmes plats insipides dont le traditionnel « riz au curry » décevant ou encore le très lourd et très bruyant « kottu roti » : un mélange de pain, de légumes, de viandes et d’épices hachés menus à l’aide de deux plaques de métal frappées avec force l’une contre l’autre. Non vraiment, pour la gastronomie on repassera une autre fois !

Après une petite semaine à Kandy axée autour de mes démarches consulaires je vais enfin quitter la ville pour rejoindre ma prochaine destination : Trincomalee. Mais pendant tout ce temps je dois laisser mon passeport au consulat indien et je devrai donc revenir le chercher dans 10 jours (!) quand le visa sera prêt…

Les bus étant si peu chers et si fréquents que l’envie de faire du stop m’est définitivement passée !

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2) Trincomalee

Trincomalee est une petite ville située sur la côte Est du Sri Lanka, le tourisme s’y est développé autour de  quelques jolies plages et aussi de par le côté « historique » de la ville avec entre autres le Fort Frederick, vestige de la colonisation portugaise.

Tricomalee est également l’un des principaux spots de plongée du Sri Lanka mais à cette saison (octobre, début de la mousson) la ville est calme car tous les touristes se dirigent logiquement vers la côte Ouest du pays où les saisons sont inversées. C’est donc le moment idéal (de mon point de vue) pour passer du temps au calme hors de la foule de vacanciers tout en profitant des dernières semaines de météo correcte.

Je passe une première nuit dans une guesthouse rustique prés de la plage mais située à plusieurs kilomètres de la ville (dans le village de Nilaveli) et sans aucun commerces, la galère, avant de trouver un petit hôtel sympa et « pas cher » en centre-ville : tout de même 1200 Rp (~8€) le moins cher que j’ai trouvé !

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Je resterai une semaine à Trincomalee dans le seul et unique but de passer ma licence de plongée sous-marine « PADI » (Open Water Diver). Un rêve que je traine depuis des années mais qui a ressurgi ces 12 derniers mois lors de mon passage en Asie du Sud-Est, et notamment grâce à certaines rencontres avec des voyageurs et voyageuses qui avaient franchis le pas. J’ai tellement envie d’expérimenter la plongée au moins une fois et je m’en veux déjà de ne pas l’avoir fait avant lorsque j’étais en Australie ou en Indonésie, Philippines, Thailande, Malaisie… où se situent les meilleurs spots du monde. Mais il n’est pas trop tard ! Et même si le Sri Lanka n’est pas le meilleur endroit pour plonger, il y a quand même de quoi faire et puis c’est surtout le dernier pays de mon voyage où j’ai encore la possibilité de le faire.

Alors malgré le prix trés élevé de l’activité (300€ pour 4 plongées plus les cours et l’examen théorique et le diplôme) je décide de me faire ce cadeau exceptionnel pour marquer la fin de mon voyage en Asie. Depuis le temps que je rêvais de plonger !

C’est au « Club Dive Paradise French Garden » et en compagnie de mon instructeur Ruven que je ferai mes premiers pas de plongeur sous-marin. Trois jours de cours et d’apprentissage théorique accompagné de quelques films et de nombreux questionnaires, et bien sur la pratique : 4 sorties en mer au large de Trincomalee, de 3/4 d’heure chacune, pour plonger dans différents environnements (sable, rochers, etc.) et à différentes profondeurs (jusqu’à 18 mètres) en réalisant les nombreux exercices pratiques me permettant d’apprendre à utiliser le matériel, à égaliser (l’air dans les oreilles et le nez, très important!), à gérer ma flotabilité et à me déplacer confortablement sous l’eau, ainsi qu’à gérer la plupart des situations d’urgence que l’on peut rencontrer en plongée.

Une sacrée expèrience, un peu effrayante au début mais quel spectacle fabuleux, innoubliable. La découverte de grottes sous-marines au milieu des forêts de corail et de centaines de petits poissons colorés… Magique.

Ca ne fait aucun doute : j’adore la plongée, c’est passionant et tellement beau. La découverte d’un autre monde, d’un environemnt totalement différent de celui dans lequel on vit tous les jours mais pourtant si proche, sur la même planète que la notre ! Et puis, comme disait Ruven : les océans c’est aussi nos origines à tous… C’est une sorte de voyage dans le passé, vers nos loingtains ancètres… Je n’ai maintenant plus qu’une envie : re-plonger dès que l’opportunité se présentera à moi !
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Ruven, mon instructeur de plongée à Trincomalee

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Hormis ces 3 jours de plongée ainsi que quelques balades en ville (dont la visite du fameux Fort Frederick) je ne ferai pas grand chose à Trincomalee. D’ailleurs, il n’y a pas grand chose d’autre à y faire.
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A part Ruven mon instructeur je ne rencontre pas grand monde ici. Mais je ferai quand même connaissance avec John-Anthony, un sympathique Sri lankai qui tient un petit magasin au bout de la rue de mon hôtel. Comme il sert aussi des repas (simplistes mais bon marchés) et que lui et sa femme sont vraiment charmants j’irai manger chez lui tous les jours et il me parlera alors de son projet de lancer un « homestay » c’est à dire de louer des chambres dans sa maison à de futurs touristes.

Je l’aide alors en lui donnant de nombreux conseils (en tant que voyageur/touriste et donc potentiel client) ainsi qu’en postant quelques annonces sur des sites internet de voyage (dont Wikitravel.org) pour lui faire un peu de pub. Il est tellement heureux de recevoir mon aide ! D’ailleurs, quelques semaines plus tard il m’enverra un e-mail pour m’annoncer avec une joie immense l’arrivée de ses premiers clients grâce aux annonces que j’ai posté sur internet ! Et puis d’autres suivront… Quelle satisfaction d’avoir pû l’aider à réaliser son rêve !
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John-Antony avec sa petite famille dans sa boutique de Trincomalee

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Après une semaine à Trincomalee je dois revenir à Kandy pour y récupérer mon passeport au consulat indien. J’y passerai 2 jours afin de profiter encore un peu de cette charmante ville, de sa fraicheur et de ses délicieux jus de fruits !

Et puis un bus m’emmènera à Negombo sur la côte ouest du Sri Lanka : ce sera ma dernière étape avant de reprendre l’avion pour rentrer en Inde.

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3) Negombo

Negombo est une ville située à une quarantaine de kilomètres au nord de Colombo, à proximité de l’aéroport internationnal. L’endroit est réputé pour ses belles plages de sable fin et c’est ici que je passerai mes 5 derniers jours au Sri Lanka, recherchant le calme et la stabilité au détriment du voyage et de l’aventure. Je reprend des forces avant le « terrible » retour en Inde !

Je marche le long des grandes plages de Negombo pour trouver un hébergement et découvre qu’il n’y a ici que l’embarras du choix : des dizaines d’hôtels et de chambres chez l’habitant se font face sur la route principale qui longe la plage sur plusieurs kilomètres.

Je dégote une chambre chez l’habitant de qualité et pas trop chère : 900 Rp la nuit (~6€) en négociant directement pour 4 nuits. Une bonne affaire pour le Sri Lanka.

Un couple de sri lankais d’une quarantaine d’années vit dans cette maison et la gérante, gentille comme tout et très souriante, m’offre parfois le repas quand elle a des restes ou me propose de très bons plats fait maison à des prix raisonnables. Je m’entend très bien avec elle, par contre son compagnon pathibulaire ne cherche pas le contact, il passe ses journées affalé dans le canapé à regarder la télé.

La grande plage située à seulement 50 mètres de la maison est très belle mais la mer agitée et la météo changeante n’insitent pas tellement à la baignade. D’ailleurs très peu de monde se baigne. De plus la saison touristique ne fait que commencer et l’endroit est encore extrêmement calme de ce point de vue là. Les très nombreux magasins de souvenirs et les restaurants pour touristes sont loins d’être remplis.

Les pêcheurs vaquent à leurs occupations sur la plage et lorsqu’on se balade un peu plus dans les terres on découvre un joli réseau de canaux construits par les Hollandais et quelques belles églises datant de l’époque coloniale. Il y a aussi le très grand marché aux poissons qui vaut le détour.

Un jour que je me balade le long du grand canal je serai invité par 2 pêcheurs à boire l’apéro et à grignoter le fruit de la pêche du jour : des petits morcaeaux de poissons frits.

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L’endroit est sympa mais sans plus, pas de quoi y passer 5 jours… Je pense que deux jours auraient largement suffit. Surtout que la grande zone des plages et des hébergements est située loin du coeur de ville (20 à 30 minutes de marche) où se trouvent tous les « bons » petits restos de rues ainsi que les fameux magasins de jus de fruits dont je raffole !

Je profite de mon temps libre pour lire et pour communiquer sur Skype avec le plus de monde possible pendant que j’ai droit à une bonne connexion internet, car cela ne va sûrement pas durer dans les prochaines semaines en Inde !

Le temps passe tranquillement et me voilà déjà à la fin de mon séjour au Sri Lanka.

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Mon court séjour au Sri Lanka : Kandy, Trincomalee, Negombo

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Retour en Inde !

Le 29 Octobre au soir je prend la direction de l’aéroport à bord d’un bus (transport public) que je paye 40 Rp… Alors que tout le monde ici (les rabatteurs) tente depuis plusieurs jours de me vendre des courses en rickshaw « pas chers » vers l’aéroport à des prix délirants : entre 500 et 900 Rp…

Je comprend pourquoi la plupart des touristes dépensent des sommes folles pour quelques petites semaines de vacances dans des pays où le coût de la vie est pourtant si faible. Entre les transports, l’hébergement et la nourriture (les 3 postes de dépense principaux) il y a un fossé tarifaire monumental entre le service « local/public » et le service « touristique/privé » : un rapport de 1 à 10 en moyenne pour un service quasi-identique.

L’exemple du bus et du rickshaw pour aller à l’aéroport (40 Rp vs 900 Rp) est très représentatif (mais pas du tout caricatural) de ce phénomène des « deux mondes parallèles » où le choix de dépenser 1€ ou 10€ pour un même service n’appartient qu’à soi-même, mais demande un minimum de reflexion et de curiosité.

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C’est  vers 3h00 du matin que je m’envole pour l’Inde, direction Chennai avec la compagnie SpiceJet. (Il semble que les billets d’avion soient moins chers sur les vols de nuit !)

Je passe une nuit « pas trop blanche » partagée entre les deux aéroports et agrémentée d’une petite sièste dans l’avion : une heure de vol seulement dans ce sens. Comme il n’y a aucune salle prévue pour accueillir les passagers au terminal de Chennai (encore en travaux) je finirai ma nuit dehors devant les portes vitrées du batiment en construction…
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Conclusion sur mon bref passage au Sri Lanka

J’ai l’impression de ne pas avoir grand chose à dire sur le Sri Lanka… D’abord parce que rien ne m’a vraiment excité, intéressé, intrigué ou dépaysé. Parrallèlement à ça rien non plus ne m’a choqué, surpris ou perturbé.

J’ai trouvé le pays et la culture dans l’ensemble assez fades, presque ennuyeux. Mais arrivant de l’Inde on peut difficilement être surpris par quoi que ce soit !

Et puis je dois dire que j’ai surtout concentré mon voyage et mon énergie sur : 1) Mon visa indien et 2) Mon baptême de plongée, et que je ne me suis pas beaucoup déplacé autour de l’île, je nai pas beaucoup exploré, à la fois par manque de temps et de motivation, mais aussi parce que le peu d’interêt que je pouvais avoir en arrivant au Sri Lanka s’est vite dissipé dans la monotonie ambiante qui m’a accompagné du début à la fin.

J’ai passé en tout 18 jours dans seulement 3 endroits différents : surtout à Kandy, un peu à Trincomalee et à Negombo.

J’ai trouvé ces différents endroits très touristiques même si ça n’était (heureusement) pas la haute saison : d’innombrables rabbateurs, boutiques de souvenirs, agences de voyage, restaurants occidentaux ou menus de luxe hors de prix, hôtels haut de gamme, etc. Avec malheureusement les mauvais côtés du business du tourisme de masse : l’augmentation générale des prix, la différenciation de tarifs entre locaux et étrangers, les arnaques à touristes, la difficulté (relative) à rencontrer les locaux autrement que par des échanges commerciaux.

J’ai été extrêmement déçu par la qualité de la nourriture, totalement sans intérêt, qui ne ressemble en rien à la cuisine indienne que j’adore.

J’ai été agréablement surpris par le coût assez faible des transports en commun (bus) et de la nourritre (heureusement!)… Alors qu’au contraire les prix des hébergements sont très élevés par rapport au reste de l’Asie du sud-est et du sous-continenet indien.

En fait, la seule grosse surprise pour moi fût de découvrir un pays qui ne ressemble pas à l’Inde, contrairement à l’idée que je m’en faisais. La culture est différente, les gens sont bien plus calmes, mais aussi plus indifférents vis-à-vis de l’étranger. Le pays vit de l’industrie du tourisme et cela se ressent partout et en chaque Sri lankai. Et puis les rues, les villes et les parcs sont propres. L’infernale et insuportable polution sonore « à l’indienne » n’existe pas ici. Il faut dire que le Sri Lanka est beaucoup moins peuplé que l’Inde et aussi beaucoup plus développé.

Pour conclure je dirais que le Sri Lanka est sans doute une destination intéressante pour un premier voyage en Asie : trés léger dépaysement, jolies plages, facillité à voyager, nombreuses infrastructures touristiques, propreté, possibilité de communiquer en anglais à peu près partout, etc. Mais probablement pas une destination de choix aux cotés de son titanesque voisin indien (Incredible India!) et de l’Asie du Sud-Est toute proche, merveilleusement belle et bien plus intérressante à tous les niveaux.

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Commentaire(s) (2)

« Mais arrivant de l’Inde on peut difficilement être surpris par quoi que ce soit ! »

Ça résume bien je crois.

Le visa indien… une belle introduction.

;-)

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